Où demeures-tu, fascinante liberté ?
Où abrites-tu le ressort de ton élan ?
Où naît ton universelle vivacité ?
Où se nourrit ta force d’affronter les temps ?
Le poète sur son kaléidoscope,
Litanie de vers entêtés, écrit ton nom.
Mais mon esprit sur un grand doute achoppe
Où as-tu bâti ton improbable maison ?
Le peintre te dresse sur la barricade,
Mythique figure, vigueur indomptable,
Mais où étais-tu avant la fusillade ?
Affronter le feu t’en savais-tu capable ?
Pour te trouver, j’ai scruté le flux des vents bleus,
Interrogé le grand goéland souverain,
Epié la danse de la vague et du feu,
Convoqué toute la nature. Mais en vain !
Alors des temps anciens, les livres m’ont parlé
De Terres promises, de Bastilles vaincues,
Quand les unes du jour ont fièrement titré
les luttes acharnées et le droit reconnu.
Ainsi j’ai su ta source intarissable,
Le secret creuset de ton immortalité.
C’est du cœur vif de l’homme, inépuisable,
Que tu jaillis incessamment, ô liberté !
Où es-tu Liberté ? Qui es-tu dans ce monde ?
Faut-il te conquérir ou t’offres-tu sans prix ?
En ce moment se règle en un duel qui gronde
Le sort de tout un peuple. Et duquel il s’agit ?
Est-ce un peuple de Juifs, est-ce un peuple de Perses ?
C’est un peuple d’enfants qui se terre et qui geint
Tandis que dans le ciel les frappes se dispersent
Et ciblent en un point de fracas le fortin.
Liberté où es-tu dans ces combats terribles ?
On ne distingue pas ta forme ni ta voix
De quel bord te sens-tu ? Qui brandit trop sa bible ?
Nous faudra-t-il trancher ? Garder le désarroi ?
Mais toi, que nous dis-tu ? Où est le bien des hommes
Et des femmes, bien sûr, le bien que tous chérissent ?
Dis-le nous s’il se trouve à la Mecque ou à Rome
Ou ailleurs, mais pitié mets un terme au supplice !
Liberté nous voulons trouver ta force vive
Et te suivre en chantant pour que tu te répandes
Et déploies ta beauté jusque dans les coursives
Des frégates cinglant sur ceux qui se débandent,
Nous voulons te crier, LIBERTE, pour en vivre
Et au moins par la voix nous montrer engagés
Ne pouvant supporter que nul ne te délivre
Et te laisse agonir dans ce feu redoublé.
Non, tu n’es pas pour nous plus ici que là-bas
Liberté, tu n’es pas dans la peur ni dans l’or.
Qui s’oppose à ta vie mérite mon combat
Mais ce n’est pas celui qui s’oppose au tchador,
C’est celui qui regarde et raisonne et qui prie.
Liberté je ne peux supporter qu’on t’oublie
Et qu’on ferme les yeux sur qui tu es vraiment :
La beauté de la vie qui s’épanouit au jour,
Arc-en-ciel, éventail comme la roue du paon
Qui déploie ses couleurs et ses tons de velours,
Tendre pousse sortie de l’arbuste taillé
Promise à devenir un rameau résistant,
Refrain d’une chanson dans la rue fredonné
Voilier changeant de cap dans la saute du vent ;
Liberté tu es là où la lumière existe
Où le silence dure en permettant l’émoi
Pour que se voie partout le génie des artistes
Que s’entende le cri de la biche aux abois ;
Liberté tu es même dans une cellule,
Dans laquelle on ne voit qu’un morceau de ciel bleu
C’est là que le poète, isolé dans sa bulle,
A pu offrir au monde le cadeau de ses yeux.
Autres textes conseiullés sy le thème:
Par Marie Hélène Hudelist;
Ma liberté( texte de Georges Moustaki)
Par Joëlle Meillerey:
Procès-verbal de Jean Tardieu
Par Jean-Pierre Billois:
Liberté de Paul Eluard
ar Yvonne Rollet::
Le loup et le chien Jean de La Fontaine
La douceur de vivre
ici et maintenant
dans les branches de ma maison.
Suspendue loin de la terre,
de ses désastres,
de ses guerres,
je contemple infiniment
le ciel, les aurores et j’entends
les oiseaux dans les feuillaisons.
Je bois l’eau des pluies et du vent,
dans mon hamac, près de la cime ;
Je rêve de nids, d’oisillons,
ma main caressant l’horizon.
Plus de tourments,
de peurs inutiles,
la vie naturelle s’affirme,
dans ses couleurs, dans son roman,
aux senteurs des quatre saisons.
J’habite un arbre, une petite île,
heureux Robinson en exil,
moitié sauvage, moitié hors du temps !
Je vis ici et maintenant
loin des villes, loin des parterres,
loin des cris, loin de la misère,
Vendredi est mon seul amant,
dans les nuages,
dans l’abandon.
Poème de mon fils, lu en mon absence par Michèle Pettazzoni
Le jardin des possibles
Le jardin s’endort sous un ciel de velours,
L’ombre avance sans bruit sur les rosiers d’amour.
Un thé refroidit, oublié par le jour,
Tandis que le chat guette, oreilles alentour.
Il y a des soirs plus calmes que les autres,
Des heures qui s’effacent, discrètes, presque neutres.
Mais parfois, sans prévenir, quelque chose s’approche,
Comme une brise fine qui traverse une cloche.
On pense savoir, mais on ne sait jamais…
Un nouveau rôle attend, doux et inattendu.
C’est l’écho d’un battement, qu’on devine en secret,
À l’orée de l’enclos, une fleur inconnue.
OU DEMEURES-TU, LIBERTE ?
Où demeures-tu, fascinante liberté ?
Où abrites-tu le ressort de ton élan ?
Où naît ton universelle vivacité ?
Où se nourrit ta force d’affronter les temps ?
Le poète sur son kaléidoscope,
Litanie de vers entêtés, écrit ton nom.
Mais mon esprit sur un grand doute achoppe
Où as-tu bâti ton improbable maison ?
Le peintre te dresse sur la barricade,
Mythique figure, vigueur indomptable,
Mais où étais-tu avant la fusillade ?
Affronter le feu t’en savais-tu capable ?
Pour te trouver, j’ai scruté le flux des vents bleus,
Interrogé le grand goéland souverain,
Epié la danse de la vague et du feu,
Convoqué toute la nature. Mais en vain !
Alors des temps anciens, les livres m’ont parlé
De Terres promises, de Bastilles vaincues,
Quand les unes du jour ont fièrement titré
les luttes acharnées et le droit reconnu.
Ainsi j’ai su ta source intarissable,
Le secret creuset de ton immortalité.
C’est du cœur vif de l’homme, inépuisable,
Que tu jaillis incessamment, ô liberté !
Jean-Yves HUET – 3 mars 2026
Texte de Pierre DUCHON, lu par l’auteur.
Liberté. Force vive, déployée
Où es-tu Liberté ? Qui es-tu dans ce monde ?
Faut-il te conquérir ou t’offres-tu sans prix ?
En ce moment se règle en un duel qui gronde
Le sort de tout un peuple. Et duquel il s’agit ?
Est-ce un peuple de Juifs, est-ce un peuple de Perses ?
C’est un peuple d’enfants qui se terre et qui geint
Tandis que dans le ciel les frappes se dispersent
Et ciblent en un point de fracas le fortin.
Liberté où es-tu dans ces combats terribles ?
On ne distingue pas ta forme ni ta voix
De quel bord te sens-tu ? Qui brandit trop sa bible ?
Nous faudra-t-il trancher ? Garder le désarroi ?
Mais toi, que nous dis-tu ? Où est le bien des hommes
Et des femmes, bien sûr, le bien que tous chérissent ?
Dis-le nous s’il se trouve à la Mecque ou à Rome
Ou ailleurs, mais pitié mets un terme au supplice !
Liberté nous voulons trouver ta force vive
Et te suivre en chantant pour que tu te répandes
Et déploies ta beauté jusque dans les coursives
Des frégates cinglant sur ceux qui se débandent,
Nous voulons te crier, LIBERTE, pour en vivre
Et au moins par la voix nous montrer engagés
Ne pouvant supporter que nul ne te délivre
Et te laisse agonir dans ce feu redoublé.
Non, tu n’es pas pour nous plus ici que là-bas
Liberté, tu n’es pas dans la peur ni dans l’or.
Qui s’oppose à ta vie mérite mon combat
Mais ce n’est pas celui qui s’oppose au tchador,
C’est celui qui regarde et raisonne et qui prie.
Liberté je ne peux supporter qu’on t’oublie
Et qu’on ferme les yeux sur qui tu es vraiment :
La beauté de la vie qui s’épanouit au jour,
Arc-en-ciel, éventail comme la roue du paon
Qui déploie ses couleurs et ses tons de velours,
Tendre pousse sortie de l’arbuste taillé
Promise à devenir un rameau résistant,
Refrain d’une chanson dans la rue fredonné
Voilier changeant de cap dans la saute du vent ;
Liberté tu es là où la lumière existe
Où le silence dure en permettant l’émoi
Pour que se voie partout le génie des artistes
Que s’entende le cri de la biche aux abois ;
Liberté tu es même dans une cellule,
Dans laquelle on ne voit qu’un morceau de ciel bleu
C’est là que le poète, isolé dans sa bulle,
A pu offrir au monde le cadeau de ses yeux.
Pierre Duchon , mars 2026
Autres textes conseiullés sy le thème:
Par Marie Hélène Hudelist;
Ma liberté( texte de Georges Moustaki)
Par Joëlle Meillerey:
Procès-verbal de Jean Tardieu
Par Jean-Pierre Billois:
Liberté de Paul Eluard
ar Yvonne Rollet::
Le loup et le chien Jean de La Fontaine
Libre
La douceur de vivre
ici et maintenant
dans les branches de ma maison.
Suspendue loin de la terre,
de ses désastres,
de ses guerres,
je contemple infiniment
le ciel, les aurores et j’entends
les oiseaux dans les feuillaisons.
Je bois l’eau des pluies et du vent,
dans mon hamac, près de la cime ;
Je rêve de nids, d’oisillons,
ma main caressant l’horizon.
Plus de tourments,
de peurs inutiles,
la vie naturelle s’affirme,
dans ses couleurs, dans son roman,
aux senteurs des quatre saisons.
J’habite un arbre, une petite île,
heureux Robinson en exil,
moitié sauvage, moitié hors du temps !
Je vis ici et maintenant
loin des villes, loin des parterres,
loin des cris, loin de la misère,
Vendredi est mon seul amant,
dans les nuages,
dans l’abandon.
Michèle PETTAZZONI
Nous étions
Nous étions Capitaines
Au port de Saint-Servan
Laissant à quai nos peines.
Navigateurs errants,
Nos étions Métayers
Entre marées et champs.
Nous étions Naufragés
Ignorant les hurlants
Sur les chemins côtiers.
*
Nous étions Terre-neuvas
Comme est un Cap-hornier
Recouvert de suroît.
Nous étions Jardiniers
Dénigrant les épines
Maîtresses des rosiers.
Dans la cité marine
Sur les chemins de ronde
Nous étions Armateurs.
Un peu maîtres du Monde
Nous étions Promeneurs
Un dimanche, dix heures.
Poème de mon fils, lu en mon absence par Michèle Pettazzoni
Le jardin des possibles
Le jardin s’endort sous un ciel de velours,
L’ombre avance sans bruit sur les rosiers d’amour.
Un thé refroidit, oublié par le jour,
Tandis que le chat guette, oreilles alentour.
Il y a des soirs plus calmes que les autres,
Des heures qui s’effacent, discrètes, presque neutres.
Mais parfois, sans prévenir, quelque chose s’approche,
Comme une brise fine qui traverse une cloche.
On pense savoir, mais on ne sait jamais…
Un nouveau rôle attend, doux et inattendu.
C’est l’écho d’un battement, qu’on devine en secret,
À l’orée de l’enclos, une fleur inconnue.
Lary Mongodin