« Poèmes en liberté » thème du dernier apéro-poétique de la saison, vendredi 26 juin, à 18h30.

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6 réponses à « Poèmes en liberté » thème du dernier apéro-poétique de la saison, vendredi 26 juin, à 18h30.

  1. Les Souffleurs de Vers dit :

    BON BAISERS DE CHEZ MOI ( ILS SONT TOUS PARTIS)

    Partis Ils sont tous partis
    Suis un Gipsy Seul dans sa caravane
    Ma rue est sans âme Pas un seul quidam
    C’est sûr j’ai loupé La migration d’été

    Partis Ils sont tous partis
    Sur mon barbecue Y’a qu’une seule chipo
    J’ai le blues bleu du ciel Mais je garde le smile hey
    Et je vous envoie de bons baisers de chez moi

    Partis , ils sont tous partis
    J’ai relu tout Yvonne Fini mes chocolats
    Gratouiller mes cordes pousser un peu la voix
    Mais je ne leur dirai pas Que sans eux c’est pas ça

    Partis Vous êtes tous partis
    J’ai l’ moral en mineur le spleen en majeur
    Souvenir des moments quand on jouait en choeur
    Quand on s’accordait qu’s’envolaient les heures

    Partis ils sont tous partis
    Suis un coq sans sa pâte, un poisson sans son eau
    J’ai le blues bleu du ciel Mais je garde le smile hey
    Et je vous envoie de bons baisers de chez moi

  2. Yvonne Le Meur-Rollet dit :

    Deux poèmes interprétés par Josiane Rondel (Guitare, Voix)

    LE PONT MIRABEAU poème de Guillaume Apollinaire

    Sous le pont Mirabeau coule la Seine
    Et nos amours
    Faut-il qu’il m’en souvienne
    La joie venait toujours après la peine
    Vienne la nuit sonne l’heure
    Les jours s’en vont je demeure
    Les mains dans les mains restons face à face
    Tandis que sous
    Le pont de nos bras passe
    Des éternels regards l’onde si lasse
    Vienne la nuit sonne l’heure
    Les jours s’en vont je demeure
    L’amour s’en va comme cette eau courante
    L’amour s’en va
    Comme la vie est lente
    Et comme l’Espérance est violente
    Vienne la nuit sonne l’heure
    Les jours s’en vont je demeure
    Passent les jours et passent les semaines
    Ni temps passé
    Ni les amours reviennent
    Sous le pont Mirabeau coule la Seine
    Vienne la nuit sonne l’heure
    Les jours s’en vont je demeure
    Guillaume Apollinaire, Alcools, 1913

    CHANSON
    poème de Victor Hugo
    Recueil : Les contemplations (1856).

    Si vous n’avez rien à me dire,
    Pourquoi venir auprès de moi ?
    Pourquoi me faire ce sourire
    Qui tournerait la tête au roi ?
    Si vous n’avez rien à me dire,
    Pourquoi venir auprès de moi ?

    Si vous n’avez rien à m’apprendre,
    Pourquoi me pressez-vous la main ?
    Sur le rêve angélique et tendre,
    Auquel vous songez en chemin,
    Si vous n’avez rien à m’apprendre,
    Pourquoi me pressez-vous la main ?

    Si vous voulez que je m’en aille,
    Pourquoi passez-vous par ici ?
    Lorsque je vous vois, je tressaille :
    C’est ma joie et mon souci.
    Si vous voulez que je m’en aille,
    Pourquoi passez-vous par ici ?

    Mai 18…

    Victor Hugo.Les contemplations (1856).

  3. Yvonne Le Meur-Rollet dit :

    Poèmes évoqués par Jean-Pierre Billois

    Teste 1: L’égo-lution des espèces de Sabine Venaruzzo

    – Texte 2 : Le pain de ton regard de Bruno Doucey

    Ces deux textes se trouvent dans l’anthologie 2018 parue à l’occasion du festival de poésie « Voix Vives » de Sète.

    Jean Pierre

  4. Michèle PETTAZZONI dit :

    Ont été évoqués le poéme de René Char « Allégeance » et de Jean Anouilh « La chévre folle ».

    Envol (poéme de Michèle PETTAZZONI non lu faute de temps)

    Dans le soir qui balance
    son aile d’hirondelle,
    je mûris la partance
    comme l’oiseau qui veille.

    Tisserai le silence
    sur mon doux nid d’oiselle,
    dans un ciel de garance
    d’autres brins étincellent…

    Quel œil à la fenêtre
    reconnaîtra le cri
    de l’oiseau qui s’élance
    tout seul, vers l’infini ?

    Michèle PETTAZZONI

  5. Yvonne Le Meur-Rollet dit :

    ( Texte lu par Dominique Mongodin)

    Des mots et des oiseaux

    Les mos s’en vont à l’aventure,
    A tire-d’aile, en liberté :.
    Comme des oiseaux qu’on capture
    Ils n’ont qu’un désir, s’évader.

    Ceux qui croient les emprisonner
    Les alignant dans leurs missives
    Les bâillonnant dans le Littré,
    Les enfermant dans leurs archives,

    Oublient que les mots ont des ailes
    Des griffes, des becs acérés
    Et que consonnes et voyelles,
    S’assemblent pour mieux s’envoler…

    Les mots témoignent du courage
    De tous les peuples migrateurs,
    Qui s’en vont périr sur des plages
    Où les vagues ont leur couleur. .

    Les oiseaux comme les poètes
    Jouent de la plume et de la voix :
    Leurs trilles lancés à tue-tête
    Expriment joies et désarrois.
    Yvonne Le Meur- Rollet , Juin 2026

  6. Dominique Mongodin dit :

    Ton corps m’écrit

    Je ne sais plus pourquoi j’écris
    Tu ne crois pas que j’ai eu tort.
    Et nous poussons le même cri
    Celui qui nous prend et nous tord.

    Tu vas au-delà de ton corps
    Et moi de mes mots retranscrits.
    Je vais sans aller corps à corps
    Autour de ton corps qui s’écrie.

    Je m’imprègne de tes décors
    Comme tu fais de mes écrits
    Nous n’avons pas de désaccord
    Nous faisons des gestes précis.

    Quand l’art nous prend et qu’il picore
    Nos cœurs vibrants et nos esprits
    Tu danses des mots qui encore
    Sont les valses que je décris

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