Nouvelle invitation :

à partir de cette photo offerte par Gérard Fourel, laissez libre cours à vos mots poétiques …

(c) Gérard Fouret

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Poétiquement, L’équipe de PeP

#6 La poésie … pour continuer à rêver, à respirer, à aimer, à crier… Vivre !

23 avis sur « #6 La poésie … pour continuer à rêver, à respirer, à aimer, à crier… Vivre ! »

  • 2 avril 2020 à 19 h 11 min
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    Cette image plaquée a ces mots : … pour continuer à rêver, à respirer, à aimer, à crier… Vivre !
    est étonnante, pour ne pas dire malvenue. Comment la détresse de cette photographie peut-elle inspirer vos propositions ?
    La poésie mal digérée ? Ou faire plaisir malencontreusement à l’auteur d’une photographie ?
    En tout cas en ce qui concerne incompréhension et perplexité face à cette communication incongrue.

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    • 2 avril 2020 à 21 h 31 min
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      Bonsoir, il y a des poetes qui ont écrit de très belles choses sur cette image, je ne comprend pas trop bien votre commentaire, dois-je cesser de faire des images? dois-je les retirer de ce sympathique événement??me faire plaisir malencontreusement: que cela veut-il dire??peut-etre auriez-vous ptéféré un beau couché de soleil en couleur? désolé.

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      • 3 avril 2020 à 9 h 24 min
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        Je n’ai fait aucun commentaires sur vos images, je trouve simplement que l’invitation à produire du rêve a partir de celles-ci est pour le moins décalée.
        Cordialement

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        • 3 avril 2020 à 12 h 45 min
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          Bonjour, … toute en nuance…
          L’invitation est libre… à rêver, à respirer, à aimer, … à crier !
          Libre à tous alors … de crier la détresse sentie au fond de ces yeux noirs.

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      • 21 mai 2020 à 9 h 23 min
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        Entièrement de l’avis de M Quentin , admirative pourtant sur ce regard de détresse de cet enfant , je ne peux divaguer sur une poésie …je ne peux que lui tendre la main .
        Entrez seulement une minute dans ce regard … Vous y trouverez un grand désespoir . La question n’est pas  » inspirez-vous de cette image » mais  » que ressent cet enfant ? » .
        Le photographe a fait une belle photo ? Soit ! Mais que devons-nous regardez vraiment …

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    • 2 avril 2020 à 23 h 00 min
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      Un jour, peut-être, tu seras poète……et tu pénétreras les souterrains de ton âme pour découvrir ce qui n’est point dans les autres.

      MAHMOUD DARWICH

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    • 3 avril 2020 à 8 h 07 min
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      Muscler votre oeil cher Monsieur Quentin pour regarder autrement les images. Réapprendre à regarder est un enjeu majeur de notre monde!
      Que votre commentaire délétère ne nuise pas à la beauté révélée!

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      • 3 avril 2020 à 9 h 36 min
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        Merci pour vos conseils de musculation oculaire, mais j’ai déjà beaucoup pratiqué cet exercice comme galeriste en photographie contemporaine sur la rive gauche Toulousaine.
        « Que votre commentaire délétère ne nuise pas à la beauté révélée! » dites-vous, désolé de constater que d’exprimer un avis qui ne va pas dans le sens que vous préconisez soit réduit à un avis délétère.
        En vous souhaitant plus d’ouverture d’esprit, le confinement aidant à l’introspection peut-être que…
        Cordialement
        Jean-Michel Quentin

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    • 8 avril 2020 à 9 h 08 min
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      Si, un instant, je cessais de m’obséder du regard de la petite fille, de ses yeux immenses où je pourrais craindre de me noyer. Si je descendais un peu les yeux. Que je me mette à regarder la photo du point de vue de la Renaissance. Du point de vue des peintres. Degas. Raphaël ou Christo! Si je regardais aussi le drapé de la robe, les fronces, le resserrement élastique, le tissu serré déserré, le gonflement des manches, bref ce qui drape, ce qui cache, ce qui se tache ou se lave, sur quoi on serre le sucre du fruit ou la coque du jouet, si je regardais aussi ce qui habille la petite fille.
      La robe de la petite fille est la robe qui vêt un peu de l’humanité, non?
      Gilles Cervera ( Un ami du photographe)

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  • 2 avril 2020 à 21 h 14 min
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    Bonjour. J’ai fait un poème par rapport à cette image mais je ne parviens pas à vous le faire parvenir. Merci d’avance. Hervé Outil

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    • 2 avril 2020 à 21 h 36 min
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      Bonsoir Hervé, tu as juste, comme tu viens de le faire en envoyant ce commentaire, à déposer ton texte sur cet espace ‘Répondre’ au commentaire. Les lecteurs sauront te lire et réagiront à leur guise.
      Bonne suite à toi. Merci pour ce partage.
      Claire pour l’équipe administratrice du site PeP

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  • 3 avril 2020 à 12 h 36 min
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    Iris dans la poussière

    Les yeux de la misère
    sont bleus, noirs ou bien verts,
    ils n’ont plus de couleurs
    iris dans la poussière.

    On les voit près d’ici
    ou au bout de la terre,
    qu’importe le pays
    ils sont voisin ou frère.

    Belle enfant d’une guerre
    vieille comme le monde,
    contre la pauvreté
    il n’est point de vaccin.

    Ton regard innocent
    fait sourdre une colère
    quand ta lumière inonde
    tous nos yeux qui se terrent.

    Michèle PETTAZZONI

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    • 3 avril 2020 à 12 h 46 min
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      Merci Michèle pour ces superbes mots. Claire

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  • 3 avril 2020 à 15 h 18 min
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    La misère

    Elle était seule, abandonnée
    Mais l’était-elle ainsi vraiment ?
    Je la voyais enfant scrutant,

    Ses yeux ne semblaient plus aimer.
    Ses cheveux châtains, emmêlés,
    Frisés, bouclés, défaits, cendrés,
    Une enfant du voyage sans doute,

    Adossée à son arbre : que foutre ?
    Fixant mon appareil photo,
    Je la sentais trop éloignée,
    Ses yeux vidés : « incognito ».

    Étaient-ils vraiment atterrés ?
    Non, parce qu’ils me regardaient,
    Elle pouvait encore espérer,
    Mais quoi ? Le chemin du néant

    Ou la déchéance d’autant ?
    Une robe longue la vêtissait
    Mais qu’en était-il d’elle-même ?
    Sa saleté la recouvrait

    Sa robe d’écolière contrastait.
    Quel espoir peut-il avoir
    Dans les yeux d’une telle mendiante
    N’ayant au plus que des déboires :
    Est-ce de trouver le prince charmant ?
    Non. Même ça elle y pense plus.
    Elle est à jamais suspendue
    À l’éternelle mendicité
    Son avenir ? Se prostituer.

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  • 4 avril 2020 à 15 h 49 min
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    L’enfant de Montalegre (prononcer Montalégré)

    Poème inspiré par la photo prise à Montalegre (au Portugal) en 1980, six ans après la Révolution des Œillets

    Une enfant grave te regarde
    Vêtue de peur et de satin,
    Robe souillée, mine hagarde,
    Serrant un jouet dans son poing.

    Elle protège en la cachant
    Une pelote de ficelle,
    Balle qu’on lance à un enfant,
    Comme à un chien, dans les ruelles.

    Que te dit le regard farouche
    De l’enfant de Montalegre
    Fillette triste dont la bouche
    Se crispe devant l’étranger ?

    Elle est très belle sous la crasse
    Qui cuivre son bras replié
    Et les mèches de sa tignasse
    Ont des reflets de fleurs séchées.

    Elle est consciente de sa force
    Et ne va pas baisser les yeux
    Devant toi, l’homme au large torse
    Venu interrompre ses jeux.

    Malgré sa crainte, sans un geste,
    Elle se tient, le dos au mur.
    De son regard qui te déteste
    Elle te lance des injures,

    Grenades gonflées de colère
    Qui exploseront au hasard,
    Brûlots brandis par la misère
    Qui feront trembler le pouvoir.

    Il est d’inévitables guerres,
    Où des gueux poussés par la faim
    Viennent à bout des militaires, 
    Et prennent leur destin en main.

    Il faudra que quelqu’un lui dise
    A l’enfant de Montalegre
    Qu’un jour la junte fut démise
    Par des fusils fleuris d œillets.

    Yvonne Le Meur-Rollet . mars 2020

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    • 4 avril 2020 à 18 h 30 min
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      Quel beau poème pour cette magnifique photographie .Le contexte historique subtilement évoqué ajoute du relief au texte et à l’image
      Merci au talentueux photographe et à notre poétesse .

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      • 4 avril 2020 à 22 h 18 min
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        Photo forte, texte puissant ……prosodie parfaite. Un petit chef d’oeuvre . Grand merci à toi chère Yvonne.

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  • 5 avril 2020 à 12 h 12 min
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    L’image choc

    Des images choc balancées sans précaution
    Un bon truc pour stimuler l’imagination
    Aussitôt la plume s’est enflammée
    Et la bouteille d’encre est tombée
    A quelque chose malheur est bon
    Sachons saisir la balle au bond
    Se nourrir de la douleur du monde
    Que voilà une invitation féconde
    On ne risque pas d’avoir faim
    A poursuivre ce dessein…
    Donner sa place à la misère
    Pour susciter quelques beaux vers
    Quelle douce inspiration
    Dans ce trop plein d’émotion
    De jolies boucles en bataille
    Des lèvres serrées sur l’impuissance
    Et la désespérance
    Des yeux qui n’attendent plus rien
    Que d’aller au bout du chemin
    Certaines photos se passent de mots
    J’ai trouvé que celles-ci en faisaient partie

    Dominique Verdé de L’Isle

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  • 5 avril 2020 à 20 h 00 min
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    Bonsoir Dominique , j’ai lu ton texte avec intérêt.

    Je suis d’accord avec toi pour constater que « certaines photos se passent de mots » surtout quand ces mots se contentent de les décrire en les paraphrasant.

    Mais les mots peuvent aussi aider le lecteur de l’image à affiner son regard, à le nuancer et à rendre compte aux autres de ce qu’il a ressenti devant une « image-choc ».

    C’est ainsi que dans les yeux de cette enfant, dont tu évoques « l’impuissance» et « la désespérance », j’ai voulu voir se lever les germes d’une juste révolte, et les ferments d’une victoire possible des miséreux sur les nantis…

    Sans doute peut-on penser que je suis une incorrigible optimiste, mais L’Histoire m’a, parfois, donné raison.

    J’adore ne pas être d’accord avec toi et pouvoir te le dire.

    Bien amicalement. Yvonne

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  • 5 avril 2020 à 20 h 59 min
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    Bonsoir, parfois j’ai envie de raconter l’histoire de cette photo, et ce m’est difficile c’est sans doute pour ça que je n’écris pas mais seulement avec l’écriture de la lumière. Vous avez raison une photo devrait pouvoir se passer de texte et pourtant un beau texte peut-être un bon compagnonnage,j’en ai fait l’expérience avec Marc Baron, Gilles Cervera, moi mon appareil et eux leurs stylos.
    Cette jeune fille est de Ponteira, Barroso (nord-Portugal) elle y vit toujours et il m’arrive de la rencontrer, nous nous regardons, nous nous connaissons, elle connait cette photo, nous nous sourions mais on ne se parle pas, elle n’a guère changée, et l’apparence d’une possible misère est bien loin derrière elle. Quand je l’ai rencontrée la première fois nous avons joué ensemble je la prenais dans mes bras et avions une complicité d’adulte à enfant, nous ne jouons plus ensemble, on se salue.
    Il est dit que les photos sont des autoportraits, en quoi Bella, c’est son prénom est-elle mon autoportrait et pourtant si, elle est cette projection que j’ai faite sur une inquiétude »que deviendras-tu? »elle a une sereine gravité!

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  • 5 avril 2020 à 21 h 01 min
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    Le Barroso est une région isolée du Portugal où l’on continue à vivre, au rythme lent des troupeaux et des saisons. On assiste là-bas aux derniers souffles d’un mode de vie ancestral. Chacun sait que c’est bientôt la fin et tire en secret les mailles de souvenirs épars. La mémoire résiste, le décor fait office de miroir. En nous rappelant ce que nous étions, il nous renvoie aussi à ce que nous sommes devenus. texte de Marc Weymuller, que je fais mien avec son assentiment.

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  • 7 avril 2020 à 21 h 09 min
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    Je viens de lire tous les messages, tous les textes qui ont été écrits en réponse au commentaire de Jean-Michel Quentin. Certains textes sont très beaux, enfin c’est mon humble avis moi qui écris de si modestes textes que je ne qualifierai pas de « poèmes ». Par ailleurs je trouve ces échanges intéressants. Je pense au texte de Jean Ferrat « Je ne suis qu’un cri »

    Toutefois je suis très étonnée de certaines réactions. Mr Quentin exprimait son ressenti. J’avoue que j’avais eu le même en regardant ces photos que je trouve très belles mais qui ne m’auraient effectivement pas dans un premier temps du tout inspiré . En réfléchissant un peu et à la lecture des mots qu’ils ont inspirés je comprends mieux. Sans doute fallait-il lire jusqu’au bout la proposition « rêver, respirer….crier » parce qu’en regardant ces deux photos oui j’avais envie de crier mais surtout pas de rêver ( peut-être faudrait-il définir aussi ce que le mot « rêver » veut dire pour chacun d’entre nous ?). En ce moment, on a besoin de gaieté, d’humour, de lumière, de sourires, on a besoin de rire parce que ce que l’on vit est tragique et qu’on le prend en pleine figure en étant totalement impuissants: pour l’instant on compte nos morts, on bavarde autour de l’opportunité de porter un masque ou pas, on se lave les mains 100, 1000 fois par jour, on raconte à la radio ce que l’on fait pendant son confinement ( le plus souvent ce sont des gens qui vivent dans un grand appartement ou dans une maison avec jardin: ils m’agacent !°de plus des spécialistes en tous genre nous disent ce qu’il faut penser, ce qu’il faut manger, qui il faut aimer et le mot BIENVEILLANCE est mis « à toutes les sauces », ils m’agacent !. Alors oui moi »j’veux du soleil ». Voilà pourquoi moi non plus dans un premier temps je n’ai pas compris le choix de ces photos. J’avais hésité à prendre la plume pour vous faire part de mon sentiment craignant de ne pas être comprise. Eh bien….j’ai bien fait ! A l’occasion de ce petit évènement je constate encore une fois combien il est difficile de communiquer , combien il est difficile même entre gens de culture, de savoir, d’expérience de pouvoir entendre la parole de l’autre et de pouvoir lui dire son désaccord avec toutes les nuances nécessaires (je n’arrive pas à trouver le mot juste).
    A bientôt peut-être……
    Elisabeth Thomas-Loridan

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  • 11 avril 2020 à 14 h 31 min
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    Je ne peux qu’approuver ce que dit Elisabeth: « Monsieur Quentin exprimait son ressenti » devant cette « image choc », et il est bien entendu que personne ne lui conteste ce droit.

    On peut remarquer cependant que ce « ressenti », se double d’un jugement très sévère qui s’exprime dans l’emploi d’une série de mots péjoratifs, voire méprisants, tels: « une image plaquée à ces mots », « malvenue », « poésie mal digérée », « communication incongrue ». Et ces mots chargés d’une connotation négative, contribuent à déprécier les initiatives prises par les administrateurs de ce site, alors que ceux-ci ne comptent pas leur temps pour l’alimenter et le rendre vivant.

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