Sur le thème ‘Les Arbres’, déjà de superbes poèmes partagés à la suite de celui de Louisette…

Sur le thème « Les arbres » un poème de Louise Montagne

Ici, nous vous transmettons une nouvelle invitation :

à partir de ces photos offertes par Jean-Pierre Billois, laissez libre cours à vos mots poétiques …

(c) Jean-Pierre Billois

Une 1ère magnifique photo prise en Aubrac avec ces arbres noirs se découpant comme des broderies sur le ciel …

mais certains trouveront peut-être que ce ciel est chargé de menaces …

(c) Jean-Pierre Billois

Une seconde photo, intitulée Transparence, sur un fond de brume à travers laquelle on peut pressentir que le soleil va percer …

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Poétiquement, L’équipe de PeP

#7 La poésie … sur le thème du mois d’avril … pour continuer à rêver, à respirer, à aimer, à crier… Vivre !

10 avis sur « #7 La poésie … sur le thème du mois d’avril … pour continuer à rêver, à respirer, à aimer, à crier… Vivre ! »

  • 18 avril 2020 à 9 h 16 min
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    Ceux qui restent

    Les arbres alignés
    cachent-ils dans leurs branches
    un chagrin résigné
    par tant de coupes franches ?

    Pleurent ils leurs amis
    dans l’aube tremblotante
    endormis à demi,
    racines tourmentantes ?

    Brume baignant les troncs
    rosée perlant des feuilles,
    les yeux de la forêt
    parfois prennent le deuil.

    Des rayons caressants,
    tendresse de ce monde,
    inondent nos dormants
    tant que nos cœurs répondent.

    Michèle Pettazzoni

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  • 17 avril 2020 à 23 h 33 min
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    Toujours sur le thème des arbres, voici le pantoum que j’aurais aimé lire ce soir à l’apéro poétique qui était prévu au Bretagne.

    Printemps roux.

    A chaque printemps, je m’étonne
    De la rousseur des peupliers,
    Se fardant des ors de l’automne,
    Houppes de miel, dans les sentiers.

    De la rousseur des peupliers,
    La mare lisse se couronne…
    Houppes de miel, dans les sentiers,
    Un rêve mordoré frissonne.

    La mare lisse se couronne.
    Dans la candeur des prunelliers,
    Un rêve mordoré frissonne,
    Courant la lande et les halliers.

    Dans la candeur des prunelliers,
    Passe un sanglot que l’air fredonne,
    Courant la lande et les halliers,
    Jusqu’à la grève qui moutonne.

    Passe un sanglot que l’air fredonne,
    Depuis la digue aux blancs graviers,
    Jusqu’à la grève qui moutonne…
    Des larmes mouillent les herbiers.

    Depuis la digue aux blancs graviers,
    Je sens mon coeur qui déraisonne…
    Des larmes mouillent les herbiers.
    A chaque printemps, je m’étonne.
    Yvonne Le Meur-Rollet

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    • 18 avril 2020 à 8 h 43 min
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      Ton poème m’a ému. C’est beau.

      Gilles

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  • 16 avril 2020 à 17 h 06 min
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    mon haïku du jeudi, à propos de la 2eme photo
    (pour suivre l’exemple de Benoît Mercier qui nous offre un poème et un dessin par jour dans « Confins »)

    Entre les troncs noirs
    La brume d’or s’effiloche,
    Promesse de l’aube.

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  • 15 avril 2020 à 23 h 36 min
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    Un autre haïku

    Trouver la beauté
    Derrière les apparences,
    Magie du regard.

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  • 13 avril 2020 à 21 h 48 min
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    un autre poème inspiré par la première de ces deux photos

    Quatre garçons s’en vont au bal

    Quatre garçons s’en vont au bal…
    Bien déliées, leurs silhouettes 
    Ont l’élégance des  grands hêtres
    Sur les collines du Cantal.
     
    Le cœur léger, la jambe alerte, 
    Gilet brodé, veste entrouverte,
    Cheveux au vent, l’amour en tête,
    Ils échafaudent des conquêtes.   
     
    Ils songent tous aux jeunes filles
    Qu’ils feront danser jusqu’à l’aube
    Au son des flûtes qui nasillent 
    Et des cabrettes un peu rauques. . .  
     
    Le plus grand d’entre eux marche en tête,
    Le tronc bien droit, le torse fier.
    Son corps fringant de militaire, 
    Du printemps sent monter la sève.
     
    Il va retrouver sa Clairette,
    Sa promise au tendre regard.
    Comme lui, tous les autres rêvent
    De se sentir aimés ce soir . 
     
    Qu’importe si le ciel est noir,
    Lourd de menaces sur leurs têtes;
    Cœurs et corps frémissants d’espoir,
    Quatre garçons vont à la fête.

    Yvonne Le Meur-Rollet- avril 2020

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    • 14 avril 2020 à 11 h 31 min
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      J’adore ton poème Yvonne plein d’allant, avec eux nous partons en goguette et redressons la tête
      alors que ces très belles photos me rendaient trrristes, inquiètes comme l’air du temps
      Jacqueline

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  • 12 avril 2020 à 20 h 27 min
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    Un haïku pour rêver…

    À travers les arbres
    Un soleil neuf va percer,
    Espoir d’embellie.

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  • 12 avril 2020 à 14 h 14 min
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    Arbre descendance
    Arbre dont les racines nous plongent dans le passé
    traçant comme un météorite
    une lignée, un
    Arbre dont les feuillages
    dressent vers le ciel
    nos prénoms comme des oriflammes
    surgit alors l’histoire
    Surgit alors le vent
    et soufflent sur nos têtes
    le nom des descendants

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  • 11 avril 2020 à 18 h 50 min
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    Vous vous dressez,
    Soldats d’une armée
    Poumons de la terre
    A l’allure altière
    Paravents dentelés
    Le soleil bientôt va percer
    Comme un écho à la lumière
    On devinera votre vert

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