« Après la Fête », c’est la rentrée vendredi 25 septembre à 18h30 au Dock of the Bay !

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5 réponses à « Après la Fête », c’est la rentrée vendredi 25 septembre à 18h30 au Dock of the Bay !

  1. Michèle PETTAZZONI dit :

    Mémoire du cœur

    Ah ! comme l’on voudrait parfois pouvoir revivre
    Certains moments très doux et trop vite vécus…
    Comme on peut en tournant les pages de son livre
    Revenir à loisir aux feuillets déjà lus !

    Mais l’avenir attend. Alors il faut poursuivre
    Et laisser les regrets de ces jours disparus…
    En regrettant toujours on s empêche de vivre
    Un présent précieux qui ne reviendra plus !

    Le cœur garde pourtant une claire mémoire,
    Et, retrouvant les jours, il revit leur histoire
    Et ressent leurs douceur, leurs intimes plaisirs…

    J’aime aussi quelques fois revenir en arrière…
    Je vous retrouve alors, ô mes chers souvenirs
    Qui mettez en mon cœur tant de douce lumière !…

    Un poème écrit en 1934. Recueil Les poèmes de Ninette .
    Lu par Michèle Pettazzoni

  2. Yvonne Le Meur-Rollet dit :

    JOYEUX ANNIVERSAIRE

    ( Texte lu par Aline Denis- Mézière)

    Tout le monde est parti. La fête est terminée.
    Tu es devant l’évier, seule avec la vaisselle,
    Et tu te promets bien de ne plus inviter
    Tes copains émetteurs de tant de décibels
    Qu’on les a entendus du fond de la ruelle.

    Ils étaient tous venus pour ton anniversaire.
    « Fêter tes quarante ans n’est pas une mince affaire ! ! »
    Tu avais tout prévu du Champagne au Perrier ;
    Ta robe t’allait bien, tu t’étais maquillée,
    La table était dressée. Ils pouvaient arriver.

    Mais après l’apéro, Jérôme a fait la tête :
    Il ne supportait pas la présence de Zette.
    Lison éternuait accusant la moquette,
    Et ne voulait manger ni crabe ni crevettes.
    Elle a juste goûté au gratin de courgettes.

    Augustin au dessert était quasi-pompette
    Il est sorti au frais fumer sa cigarette
    Et il s’est endormi dehors sous la gloriette.
    Les voisins ont râlé quand à deux heures trente sept
    Hubert a entrepris de jouer de la trompette.

    Ils ont chanté Brassens jusqu’au petit matin
    Et bu tout ton whisky rapporté de Dublin,
    Puis ils se sont vautrés sur tes nouveaux coussins,
    Et discuté sans fin du saut althussérien,
    Un sujet de philo prisé des Normaliens.

    Ouf ! La fête est finie. Tout le monde est parti…
    Et tu te promets bien de ne plus inviter
    Ta bande de vieux copains bruyants, insupportables…
    Qui ne t’ont pas aidée à desservir la table
    Et qui sont repartis en disant : « C’était bien ! »
    Yvonne Le Meur –Rollet -septembre 2026

  3. Dominique Mongodin dit :

    Petit mouchoir
    (Merci à Michèle Pettazzoni pour avoir lu en mon absence)

    Prenez ce tout petit mouchoir.
    Ce mouchoir brodé finement
    D’un motif floral et charmant.
    Pincez le très joli mouchoir.

    Pincez le très joli mouchoir
    Entre le pouce et votre index.
    Levez le bras comme un apex.
    Secouez le fragile étendard !

    Secouez le fragile étendard,
    Agitez la main doucement,
    Accélérez le mouvement
    Quand le train fuit votre regard.

    Quand le train fuit votre regard
    Pour ne plus devenir qu’un point,
    Baissez le bras, serrez le poing.
    Mettez dedans le beau mouchoir.

    Mettez dedans le beau mouchoir
    Tout votre amour, votre tendresse.
    Laissez pleurer votre détresse
    Dans le joli petit mouchoir.

    Dans le joli petit mouchoir
    Faites sécher le souvenir.
    Mais quand l’aimée va revenir,
    Prenez ce tout petit mouchoir.

  4. Anne Bataille dit :

    Après l’été

    Regarde le jardin,
    Une pelle orange dans l’herbe jaunie
    Un transat effondré soupire d’abandon
    Un maillot de bain se recroqueville dans un seau
    Des coquillages s’entassent au pied d’un rosier
    La table de ping pong repliée s’adosse au tronc de l’érable
    Les feuilles mortes attendent le coup de vent
    Le chat joue avec une balle oubliée
    Le vent, la pluie effa<cent le passage des enfants
    La chouette hulule
    Le silence de la nuit enveloppe ma tristesse
    Dans la maison les portes sont trop sages, ouvertes ou fermées, elles ne savent plus
    L’escalier m’appelle, il ne tremble plus sous les cascades de pas
    Là haut sous un lit une chaussette orpheline se tapit dans l’ombre, petite boule isolée
    Une pile de BD tient son équilibre au pied d’une chaise
    Crayons et gomme s’ennuient sur la table, prêts à se mêler aux mots du papier chiffonné, tiens un petit bac ?
    Les vieilles nippes tentent de s’échapper de la malle à déguisements entrouverte
    Des grains de poussière dansent dans les derniers rayons du soleil
    Le dortoir immobile accueille ces minuscules signes de vie
    Des cadavres de mouches au bord des fenêtres et parmi les playmobils
    Tout est trop calme mais je tends l’oreille
    Quelques notes s’échappent du piano, une mélodie charmante
    Une jeune elfe gracieuse esquisse quelques pas de danse… puis disparait
    et le silence… l’été s’est envolé !

  5. Michèle PETTAZZONI dit :

    Après la Fête

    Les enfants excités lancent leurs oreillers
    Les ados réclament les écrans confisqués
    Le célibataire a froid dans son lit propret
    Un jeune homme s’en veut de n’avoir pas osé
    La jeune fille s’en va d’un pas désappointé
    Un époux fatigué baîlle à n’en plus finir
    Son épouse agacée l’irrite par son rire
    La veuve envie la femme de son vieil ami
    La danseuse endiablée se masse les mollets
    L’alcoolique s’endort après s’être épanché
    Les musiciens ont les oreilles qui chuchotent
    Le penseur évoque les discours échangés
    Les amants s’embrassent bientôt ils vont s’aimer
    Les fleurs s’ alanguissent il est temps de rentrer.

    Michèle PETTAZZONI septembre 2026

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