à L’Abbaye de St Jacut salle de la Hollande.

à L’Abbaye de St Jacut salle de la Hollande.

Nous la recevrons le 27 mars pour nous parler de son dernier roman « Périlleuses Pyrénées » et échanger autour de son parcours littéraire. Ses ouvrages seront disponibles à la vente et une séance de dédicaces suivra cette rencontre.
Entrée libre. Contact : Motsenescale@gmail.com

Salle de L’Arbre Abbaye de St Jacut de la mer
Lectures poétiques et performance musicale

Musiques naïves ?
Improviser pour un musicien, c’est prendre le risque d’explorer la simplicité comme la complexité. C’est aussi partager une certaine spontanéité avec un auditoire et l’emmener là où il ne va jamais. Avec Bertrand Le Brun, percussionniste et multiinstrumentiste venant du Jazz, vous êtes conviés pour 30 minutes d’imprévus.

Par la grâce, d’un mot, au musée imaginaire
Je suis entré, revenu de l’antique ère
Sur de vieux parquets désertés où m’apaisent
Des tableaux mêlés oubliés aux cimaises.
Une « Danseuse » de Degas, vaporeuse,
S’y élance, elle flotte radieuse,
Bondit avec grâce hors son cadre doré,
Aérienne, éperdue, sans gravité.
Légère, elle surfe « la Vague » d’Hokusai,
Éphémère équilibre de la muraille,
Surabondance, puissance de la grâce,
Source infinie de toutes les audaces.
Sur le port brumeux du Havre, elle glisse
Au pied du chevalet de Monet, complice,
Elle entre en « Impression soleil levant »,
En moment de grâce absolu hors du temps.
Quelques entrechats lumineux l’introduisent
Dans l’atelier de Rembrandt que le soir tamise.
Elle assiste au « Retour du fils prodigue »,
Folle rentrée en grâce que tout cœur brigue.
Ultime cabriole à la Tate Britain,
Agenouillée en espérance sereine,
Avec « L’Enfant Samuel » qu’elle embrasse,
Abondamment elle prie… d’avoir la grâce.
Sur la pointe des pieds je me suis retiré
Mais j’ai laissé la porte ouverte, entrez !
Accrochez là vos tableaux, il y a place,
Rêvez, vivez, il est temps de rendre grâce.
Jean-Yves HUET – 17 février 2024
Je peins votre beauté, je rime votre espace
J’écoute vos déesses, j’explore vos paysages
Je traque vos envies, je poursuis vos mirages
J’ambitionnais l’Amour, j’ai découvert la Grâce.
Je cherche vos façons, je guette vos parfums
J’investis vos présents, je fais siège à vos heures
Je nuage vos vents, je vante votre honneur
Je recèle vos nuits, je vous languis matin.
J’en appelle à vos bras, je souhaite vos désirs
Je flatte votre bouche, je bois de la même eau
Je brigue vos secrets, j’inonde vos ruisseaux
J’interroge vos mains, je vous veux me saisir.
J’en implore vos cieux, je supplie votre peau
Je me confonds en vous, j’adoube vos cheveux
Je redoute vos larmes, je recueille vos yeux
Je jaillis de vos sources, j’irrigue vos coteaux.
Je vole dans vos mers, je m’ensable en vos dunes
Je me perds dans vos rires, je circule vos veines
Je voyage vos pas, je sillonne vos plaines
Je me soumets à vous et nous ne faisons qu’Une.
Dominique Mongodin
Pour écrire un sonnet qui charme un philistin
Vous devrez habiller la page d’un costume
En tissant humblement du bout de votre plume
Quatorze alexandrins apprêtés au matin.
Car en les façonnant, comme pour un festin,
De draps fins et de lins plus vaporeux que brume
Les quatrains chamarrés aux douceurs de l’écume
Couvriront le feuillet d’un délicat satin.
Vous ferez du distique un gilet broché d’or
Tel un brocart cousu pour un conquistador.
Vous broderez les vers ultimes de dentelle,
Leurs chatoyants atours, ardents et gracieux
Seront aussi douillets qu’un plastron de sittelle.
Alors vos mots moirés brilleront dans ses yeux.
Dominique Mongodin