« Parfums et épices » thème du prochain apéro-poétique, vendredi 29 novembre à 18h30 chez Virginie.

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14 réponses à « Parfums et épices » thème du prochain apéro-poétique, vendredi 29 novembre à 18h30 chez Virginie.

  1. Yvonne Le Meur-Rollet dit :

    Texte lu par Pierre Duchon
    Sonnet du souvenir

    Oh ! Je voudrais saisir ce moment qui s’envole
    Quand ce moment apporte une joie à mon cœur !
    Et quand mon cœur reçoit une chère parole
    Je voudrais recueillir l’écho de ce bonheur !

    Mais les plus chers instants s’en vont en farandole
    Durée plus courte encore que celle d’une fleur …
    Une rose mourante – et c’est ce qui console –
    Laisse en suprême adieu sa délicate odeur !

    Ainsi s’évanouiront comme une rose morte
    Des jours que je voudrais malgré eux retenir
    Et de mon cœur peiné je referme la porte

    Lui disant d’oublier ce qui devait finir.
    Mais la fleur du passé, quand même est la plus forte
    Et répand son parfum, parfum du Souvenir.

    Geneviève de Hamayde
    (dans le recueil « Poèmes de Ninette », Éditions des Cahiers Bourbonnais)

  2. Jean Bernard ChatGPT dit :

    ChatGPT écris-moi un poème sur les parfums et les épices

    Les parfums s’échappent, secrets suspendus,
    Dans l’air, ils dansent, doux et imprévus
    Ils murmurent des histoires anciennes,
    De lointaines terres, de cieux sereins.

    Le bois de santal, chaleureux et sage,
    Éveille des souvenirs d’un autre âge.
    La lavande, fraîche, comme un matin,
    Évoque les champs au bord du chemin.

    Sous le voile d’un vent léger,
    La rose se cache, timide, parfumée,
    Et l’orange, éclatante de joie,
    Chante des rêves où l’on s’égare parfois.

    Chaque effluve est une promesse,
    Un voyage au cœur de la tendresse,
    Les parfums, comme des pensées,
    Nous transportent, à jamais fascinés.

  3. Jean Bernard Vivet dit :

    QUAND LE CŒUR CRIE
    – A L’INCONNUE –

    Je t’écris à voix nue
    A toi, mon ingénue,
    Mon égérie,
    Mon inconnue

    Du plus profond, je crie
    Les mots se tordent
    Ponts de bois torves
    Ayant perdu leur corps
    Aux traverses transpercées
    A cœur par les fers

    Le souffle de la rime
    Me porte au bord
    De l’abîme
    Au tréfonds

    Je m’arrime
    Je serre les dents
    Je serre les ris
    Je borde la Gran’voile
    D’Amour

    Tout à la recherche
    Du sel sublime
    Je n’ai pas vu les ans
    Je n’ai pas vu les rides

    J’erre dans le désert
    Perdu dans le temps
    Marchant sur la roche
    Aride

    Qui me donnera
    L’eau,
    La rosée
    D’abondance ?

    Sera-ce toi,
    Belle enamourée
    Emmurée
    Dans tes pensées
    Sans havre
    Ou pire, noyée
    Dans tes soupirs
    Sans sanglots
    Ni passion ?

    Toi dans le fond
    Si sauvage
    Au sourire suave
    Au visage sage

    Sous le sérieux des masques,
    Tant d’élans, tant de frasques
    Comment ne pas imaginer
    Dans ce sombre regard
    Sous ce teint blafard
    Sous cette peau si fine
    Diaphane
    Les transports, les gynécées
    La grandeur d’âme
    La paix de l’âme
    Courroucée

    La paix recouvrée
    La paix tant espérée
    La paix

    Le cœur opère
    Enfin happé, enfin capté
    Par le mystère épais
    De ton parfum
    Ce matin encore
    Inconnu.

    Saint-Suliac, le 3 octobre 2017

  4. Jean Bernard dit :

    JACINTHE

    Dans l’écoute du matin bleu, j’ai perçu la fragrance bourrue des jacinthes,
    L’océan bleuté m’envahit dans la pénombre boisée et ses clochettes qui tintent
    Le monde de mes humeurs n’est plus le monde, le cœur s’ouvre sans retenue
    Il en fallu des jours, des nuits, des pleurs et cette petite joie ténue
    Pour connaître l’espace d’un instant la transcendance d’une senteur parfumée
    Qui m’emporte au-delà de moi dans des contrées où je sais ce que c’est que d’aimer

    Ce saut hors du temps me cueille sans crier gare
    Me subjugue, j’erre dans la forêt, hagard
    Guidé par un rai de soleil ou un rayon de lune
    En quête de lumière, déchiffrant la rune
    Qui me dira le langage des parfums soyeux
    L’accord parfait d’un effluve délicieux

    Jean Bernard Vivet

  5. Michèle PETTAZZONI dit :

    Poème écrit par Zoé d’Aubuisson, 14 ans
    Petite fille de Michèle Pettazzoni

    Mon épice de Noël

    Elle approche,
    Sourire gercé,
    Nez rougi par le froid,
    Ses mains gelées enlacées dans mes doigts.

    Elle rit,
    Douce mélodie,
    Dansante parmi les flocons,
    Sa bouche émet des petits nuages de fumée.

    Elle me regarde,
    Yeux givrés,
    Mes lèvres sur les siennes,
    Elle a le goût du jus de pomme épicé.

    Zoé d’Aubuisson

  6. marie helene hudelist dit :

    Parfums et épices
    Je rentre du marché avec mon cabas débordant de fruits et légumes de saison
    Passant sous le porche de mon immeuble
    je sens les effluves de » l’heure bleue de Guerlain ».
    Monica mon élégante voisine est revenue d’Italie.
    Au premier dans son sillage, j’entends sa voix chaleureuse chanter « bella ciao a volare ».
    Je continue ma montée jusqu’au deuxième, l’odeur de la soupe de chez Onésime me rappelle qu’il est midi,
    je l’imagine seule a sa petite table de cuisine comme ma grand-mère autrefois.
    Au troisième une odeur d’huiles essentielles s’échappe de l’appartement de janis,
    une ecolo aux longs cheveux gris.
    Laissons la tranquille enveloppée dans son nuage d’agrumes, d’eucalyptus et de lavandin.
    Au quatrième, de sa porte entrouverte je sens l’odeur du couscous préparé par Mohamed et aussitôt c’est le soleil, la bonne humeur et le mélange oriental
    Hello Mohamed !
    Ah ! c’est toi miloud !
    Viens ce soir manger avec nous !
    A quoi bon partir ailleurs alors qu’en montant les étages de mon immeuble,
    Le parfum de Monica m’a transporté en Italie
    la soupe d’ onésime m’a fait traverser la France des années quarante,
    Janis et ses huiles essentielles m’ont emmenée dans les jardins de plantes médicinales du sud de la France.
    J’ai rêvé au Maroc avec Mohamed,
    Je viens de faire un beau voyage en respirant le parfum et les épices autour de moi.

  7. Anne Bataille dit :

    L’Invitation au Voyage de Charles Baudelaire

    Mon enfant, ma sœur,
    Songe à la douceur
    D’aller là-bas vivre ensemble !
    Aimer à loisir,
    Aimer et mourir
    Au pays qui te ressemble !
    Les soleils mouillés
    De ces ciels brouillés
    Pour mon esprit ont les charmes
    Si mystérieux
    De tes traîtres yeux,
    Brillant à travers leurs larmes.

    Là, tout n’est qu’ordre et beauté,
    Luxe, calme et volupté.

    Des meubles luisants,
    Polis par les ans,
    Décoreraient notre chambre ;
    Les plus rares fleurs
    Mêlant leurs odeurs
    Aux vagues senteurs de l’ambre,
    Les riches plafonds,
    Les miroirs profonds,
    La splendeur orientale,
    Tout y parlerait
    À l’âme en secret
    Sa douce langue natale.

    Là, tout n’est qu’ordre et beauté,
    Luxe, calme et volupté.

    Vois sur ces canaux
    Dormir ces vaisseaux
    Dont l’humeur est vagabonde ;
    C’est pour assouvir
    Ton moindre désir
    Qu’ils viennent du bout du monde.
    – Les soleils couchants
    Revêtent les champs,
    Les canaux, la ville entière,
    D’hyacinthe et d’or ;
    Le monde s’endort
    Dans une chaude lumière.

    Là, tout n’est qu’ordre et beauté,
    Luxe, calme et volupté.

    Charles Baudelaire, Les Fleurs du mal (1857)

  8. Pettazzoni dit :

    Ont été évoqués lors de présentation du thème Parfums et Épices les noms de:
    -Michel Tournier, écrivain.
    -Patrick Süskind, écrivain, auteur du livre Le Parfum.
    -Dino Risi, cinéaste, pour le film Parfum de femme.
    -Guy de Maupassant, écrivain.
    -Haruki Murakami, écrivain.

  9. Yvonne Le Meur-Rollet dit :

    Texte lu par Dominique Mongodin
    Reviviscence
    Fraîcheur verte des pins qui bordent les étangs,
    Longs effluves boisés mêlés d’ondes florales,
    Sillages se chargeant de senteurs animales,
    Tous les souffles du vent me grisent au printemps.

    Mon corps se réjouit chaque fois que je cueille
    La menthe, les oeillets, les lilas du jardin.
    Et, quand le haut tilleul embaume le chemin
    Je m’enivre du lait sucré du chèvre-feuille.

    Autour de moi s’attarde un parfum d’autrefois,
    Qui, derrière le temps, s’exhale en permanence,
    Nostalgique murmure émanant d’un sous-bois. 

    De ma mémoire alors, libérant sa fragrance
    Captive sous l’écorce épaisse des saisons,
    Le passé renaissant s’échappe en longs frissons.

    Yvonne Le Meur- Rollet (Novembre 2024)

  10. Michèle PETTAZZONI dit :

    Lu par Michèle PETTAZZONI

    “Mais, quand d’un passé ancien rien ne subsiste, après la mort des êtres, après la destruction des choses, seules, plus frêles mais plus vivaces, plus immatérielles, plus persistantes, plus fidèles, l’odeur et la saveur restent encore longtemps, comme des âmes, à se rappeler, à attendre, à espérer, sur la ruine de tout le reste, à porter sans fléchir, sur leur gouttelette presque impalpable, l’édifice immense du souvenir.”

    ― Marcel Proust, mort en 1922, Du côté de chez Swann

  11. Michèle PETTAZZONI dit :

    Parfum d’oubli dans la maison

    Les fleurs réjouissaient la maison
    Couleurs et senteurs familières
    Des enfants, menottes guerrières
    Se rapprochaient des tiges fières
    Dressées droites comme un appel…
    Le vase haut, presqu’éternel
    En retenant ses prisonnières
    Paraissait une citadelle !

    Toujours des fleurs dans ma demeure
    Dans la cuisine et le salon
    Sur les tables et le balcon,
    Contre mes lèvres c’est si bon !
    Un souffle chaud les fait danser,
    Fleurs de jeunesse et de beauté,
    Baume parfumé de tendresse
    Sur des souvenirs qui me blessent.

    Des fleurs dans l’ancienne maison :
    Les tiges amollies se penchent,
    Corolles flétries qui s’épanchent
    Répandant leurs fortes odeurs.
    Deux frêles mains sur un bouquet
    L ´emprisonnent, mort, sur le cœur
    Sur le jardin du désespoir
    Sans me parler et sans me voir.

    Michèle Pettazzoni 01/12/2024

  12. Yvonne Le Meur-Rollet dit :

    Correspondances

    La Nature est un temple où de vivants piliers
    Laissent parfois sortir de confuses paroles;
    L’homme y passe à travers des forêts de symboles
    Qui l’observent avec des regards familiers.

    Comme de longs échos qui de loin se confondent
    Dans une ténébreuse et profonde unité,
    Vaste comme la nuit et comme la clarté,
    Les parfums, les couleurs et les sons se répondent.

    II est des parfums frais comme des chairs d’enfants,
    Doux comme les hautbois, verts comme les prairies,
    — Et d’autres, corrompus, riches et triomphants,

    Ayant l’expansion des choses infinies,
    Comme l’ambre, le musc, le benjoin et l’encens,
    Qui chantent les transports de l’esprit et des sens.

    Charles Baudelaire, Les Fleurs du mal

  13. Dominique Mongodin dit :

    Re-connaissance

    Reconnaître un désir
    Mis de coté longtemps
    Par la force des ans
    Et sentir ce parfum
    De loin mais le sentir
    Avant qu’il soit passé
    Juste tout près de soi.

    Revivre en les taisant
    Ces fantômes frissons
    Inavouables sens
    D’épices égarés
    Dont se charge l’espace
    Qui va rétrécissant
    Avant de disparaitre.

    Recroiser ce regard
    Flou sans l’interpeller
    Puis en fermant les yeux
    Respirer dans le vent
    Les effluves qui fuient
    Pour ne plus revenir
    Qu’au sein de la mémoire.

    Entendre retentir
    Soudain comme un éclair
    Jaillissant dans la nuit
    Cette voix qui supplie
    Et puis se retourner
    Dans un soulagement
    En lui ouvrant les bras.

  14. Dominique Mongodin dit :

    Sucré…..salé

    Croquer un nem en deux
    En sauce l’immerger
    Et mes yeux dans tes yeux
    Cristallins me plonger.

    Sauter quelques gambas
    Qui me laissent le goût
    Poivré de ton embrasse
    Et des mets aigre-doux.

    Sucer mon doigt collant
    Comme au temps de nuit folle
    Qu’après le riz gluant
    Nous prenions notre envol.

    Revoudras-tu du porc au caramel
    À aimer le sucré qui dans ta gorge coule
    Alors qu’une eau salée se perd dans ton rimmel
    Pour troubler le saké dont encor je me saoule.

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