Revirements

Évanouis ce doux frémissement,
Ce frôlement de plume sur ma peau,
Ce souffle léger, caressant,
Et cette brise dans mes cheveux mêlés au sable chaud.
Le vent d’ouest s’est levé et la mer commence à rassembler
Ses moutons çà et là dispersés.
Déjà la pluie et les bourrasques épousées
Cinglent mon visage, m’échevellent
Et collent sur mes joues les mèches rebelles.
Les arbres en oriflamme et les buissons mal à l’aise
S’arc-boutent, fuyant la tempête,
Freinant au bord de la falaise,
Crispés sur leurs racines inquiètes.
Le ciel laiteux, plombé,
Couve la plainte du coup de temps,
Et sous les assauts des rafales violentes
Poussés, les rouleaux déferlants
Fracassent en gerbes bouillonnantes
Les vagues sur les rochers.

Louise MONTAGNE
– avril 2018-

Revirements

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