« Sur la Peine » thème de l’apéro-poétique du vendredi 24 avril.

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11 réponses à « Sur la Peine » thème de l’apéro-poétique du vendredi 24 avril.

  1. Joëlle Meilleray dit :

     
    PAS LA PEINE (texte écrit par Josiane et chanté sur la musique arrangée du Tango Corse)
     
     
    Il est des gens , des gens de peine       
    Qui toujours à la tâche se plient
    Dans leur vie peu de Carpe Diem         
    Heureux, studieux et accomplis
    De continuer il vaut la peine                 
    Quand leurs efforts portent leurs fruits.
     
    Quant à moi, je vous confie …………….
    Que le travail me met en peine
     
    La bourse est vide, lourde peine          
    On compte chaque sou petit
    Les jours se suivent dans la gêne         
    Et le pain se paie à grand prix
    On traîne au cœur la même peine       
    Rêvant d’un sort plus adouci
     
    Sans argent, la peine est double……
    Mais dans la vie tout n’a pas de prix !
     
    D’autres dans leurs cellules peinent      
    Leur temps s’étire à l’infini
    Leur jours se noient dans la peine          
    Derrière des murs trop hauts bâtis
    Un jour peut-être en fin de peine            
    Retrouveront le monde affranchi
     
    Il leur faut remettre leur peine……….
    Ou peut-être se faire la belle !
     
    Si certains ont le coeur en peine             
    L’âme emplie de mélancolie
    Que dans leur vie, c’est à peine s’ils       
    Voient que le monde en vaut la peine
    Alors ils prennent double peine             
    Mais tôt ou tard on rebondit
     
    Quant à moi ma philosophie…………
    Amis, amours en valent la peine
     

    • Yvonne Le Meur-Rollet dit :

      Bravo et merci à l’auteure des paroles, au groupe de musiciens et interprètes de nous avoir préparé cette belle surprise!

  2. Anne Bataille dit :

    La peine dans tous ses états

    Peine perdue pour un chagrin passager !
    Faire de la peine et traîner ses regrets :
    C’est double peine, chagrin et solitude.
    Tu fais peine à voir, noyée dans ta tristesse
    Soulage ta peine et ouvre ton cœur
    J’ai peine à croire qu’il n’y a pas l’espoir
    Vivre intensément sous peine de ne rien vivre,
    ça vaut la peine !

  3. Gérard Nalpas dit :

    Ces deux poèmes d’Antonin Artaud, « L’Amour sans Trève » et « La Momie Attachée », illustrent la peine qu’a eu l’auteur toute sa vie du fait de la grave maladie d’ordre psychique dont il souffrait ; maladie très mal soignée à l’époque et simplement qualifiée de folie. Par contre, cette « folie » fut probablement à l’origine de son génie poétique, génie reconnu à l’époque par le monde littéraire de St-Germain-des-prés.

  4. Gérard Nalpas dit :

    L’AMOUR SANS TRÊVE
    Ce triangle d’eau qui a soif
    cette route sans écriture
    Madame, et le signe de vos mâtures sur cette mer où je me noie
    Les messages de vos cheveux le coup de fusil de vos lèvres cet orage qui m’enlève
    dans le sillage de vos yeux.
    Cette ombre enfin, sur le rivage où la vie fait trêve, et le vent, et l’horrible piétinement
    de la foule sur mon passage.
    Quand je lève les yeux vers vous
    on dirait que le monde tremble,
    et les feux de l’amour ressemblent aux caresses de votre époux.
    Poème d’Antonin Artaud, extrait du livre L’Ombilic des Limbes Gallimard Paris 1927

  5. Y. Le Meur-Rollet dit :

    Demain dès l’aube…
    (Un poème de Victor Hugo, lu par Jean-Pierre Billois)

    Demain, dès l’aube, à l’heure où blanchit la campagne,
    Je partirai. Vois-tu, je sais que tu m’attends.
    J’irai par la forêt, j’irai par la montagne.
    Je ne puis demeurer loin de toi plus longtemps.

    Je marcherai les yeux fixés sur mes pensées,
    Sans rien voir au dehors, sans entendre aucun bruit,
    Seul, inconnu, le dos courbé, les mains croisées,
    Triste, et le jour pour moi sera comme la nuit.

    Je ne regarderai ni l’or du soir qui tombe,
    Ni les voiles au loin descendant vers Harfleur,
    Et quand j’arriverai, je mettrai sur ta tombe
    Un bouquet de houx vert et de bruyère en fleur.

    Victor Hugo, extrait du recueil «Les Contemplations» (1856)

  6. Yvonne Le Meur-Rollet dit :

    Lecture conseillée par Pierre DuChon

    La grande farce
    ( un texte de leny Escudero auteur, compositeur, interprète ) Ce texte peut être retrouve sur internet et écouté sur Youtube dans un enregistrement de Leny Escudero en concert

  7. Michèle PETTAZZONI dit :

    Poème traduit par Stéphanie Noirard

    Le champ au bord du ravin

    Passent la nuit,
    Le soleil, la pluie, le vent ;
    Revient la lumière dure
    Des longs mois de printemps.
    Cour laissée aux herbes folles,
    Silence dans la maison :
    Qui sèmera pour la récolte
    Le champ sur la colline, au bord du ravin ?

    Que fier soit ton sommeil,
    Car fier tu es parti;
    Moi je suis bien vieille,
    Mais que longue est la vie !
    Fantômes dans les nues,
    Lamente des courlis,
    Toi, tu n’es plus
    Dans le champ au bord du ravin…
    Plus, mon enfant, tu n’es plus,
    Dans le champ sur la colline, au bord du ravin !

    Violet Jacob, poète écossaise ( 1863- 1946 )
    Poème traduit en français par Stéphanie Noirard
    Extrait de : En Première Ligne, Poèmes de guerre écossais, 1914-1945
    Presses Universitaires de Rennes, Collection Textes Rares

  8. Michèle PETTAZZONI dit :

    Retour de guerre

    Il a mal au pied ce poème,
    il boite, il est mal ficelé.
    Le froid blesse ses poings bohèmes
    rimes pauvres, mots mal léchés.

    Il grogne en vers, la jambe il traîne
    quatrain pourri, gueule cassée.
    Voyez, il vous brame sa peine,
    prenez celle de l’écouter.

    Il a traversé tant de guerres
    ses mots sautant sur les tranchées.
    Poème gris, fantôme il erre
    ricanant pour ne pas pleurer.

    Michèle PETTAZZONI

  9. Yvonne Le Meur-Rollet dit :

    Couplets de la rue Saint-Martin ( Robert Desnos)
    Robert Desnos est un poète surréaliste et résistant français, né le 4 juillet 1900 dans le 11ᵉ arrondissement de Paris et mort du typhus le 8 juin 1945 au camp de concentration de Theresienstadt, en Tchécoslovaquie, un mois après sa libération par l’Armée rouge le dernier jour de la guerre
    Ce poème a été écrit par Rbert Desnos en hommage à son ami André Platard qui fut arrêté et déporté avant lui, sous l’occupation allemande en 1942

    Je n’aime plus la rue Saint-Martin
    Depuis qu’André Platard l’a quittée,
    Je n’aime plus la rue Saint-Martin,
    Je n’aime plus rien, pas même le vin.

    Je n’aime plus la rue Saint-Martin
    Depuis qu’André Platard l’a quittée,
    C’est mon ami, c’est mon copain,
    Nous partagions la chambre et le pain,
    Je n’aime plus la rue Saint-Martin.

    C’est mon ami, c’est mon copain,
    Il a disparu un matin,
    Ils l’ont emmené, on ne sait plus rien.
    On ne l’a pas revu dans la rue Saint-Martin.

    Pas la peine d’implorer les Saints,
    Saint Merri, Jacques, Gervais et Martin,
    Pas même Valérien qui se cache sur la colline.

    Le temps passe, on ne sait rien,
    André Platard a quitté la rue Saint-Martin.
    Rbert Desnos

  10. mongodin dominique dit :

    L’apprenti, le condamné et le vieillard

    J’ai trois années à faire
    Petite formation
    De manutentionnaire
    Loin de mon illusion.

    J’avais trois ans à faire
    J’ai rempli ma mission
    J’ai appris comment faire
    Pour savoir ma leçon.

    Trois années à me taire
    Et après, je fais quoi !
    J’ai tout fait pour leur plaire.
    Je veux penser à moi !

    J’ai tant de mots à dire
    Pour prendre mon chemin
    Et mon nom à écrire
    Sur un blanc parchemin.
    …..

    J’ai trois années à faire
    Au fond de ma prison
    Je purge mon affaire
    Suite à la décision.

    J’avais trois ans à faire
    J’ai fait ma punition
    Je n’avais qu’à me taire
    Et demander pardon.

    Que sont trois ans à faire
    S’il n’est pas un été
    Pour offrir à l’hiver
    Un cri de liberté ?

    Je veux briser les murs
    M’évader en frisson
    Manger des fruits trop mûrs
    Écrire ma chanson.
    …..

    J’ai trois années à faire
    Avant la permission
    Qui m‘offrira l’enfer
    Après ma rémission.

    J’avais trois ans à faire
    Pour vivre à ma façon
    Avant que la lumière
    Se couche à l’horizon.

    La jeunesse d’hier
    M’a fui depuis longtemps
    Je dis et j’en suis fier
    Que les jours sont urgents.

    Je veux écrire au bout
    Du monde dont je rêve
    Et mettre un point c’est tout
    Juste avant que je crève.

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