7 avis sur « « Chemins » thème de l’apéro-poétique du mois de mai, vers d’autres horizons ! »

  • 7 mai 2021 à 15 h 06 min
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    Errance

    J’ai mal au cœur
    J’ai mal à la tête
    J’ai le ventre en tenaille
    J’ai les yeux pleins de pleurs
    Ma bouche est amère
    Mes bras tombent
    Mes jambes glissent sur mes genoux

    Je suis malvenu parmi vous

    J’ai la peur au ventre
    Les bras pliés sur mon cœur
    Mon regard implore des ombres
    Je voudrai prendre mes jambes à mon cou
    Retourner au creux de l’attente
    Reboire le liquide clair
    Dans le nid étroit de ma mère

    Je vis sur terre comme en enfer

    Je suis l’enfant dans la pénombre
    Je suis la folle sur son lit
    Je suis le vieillard qui faiblit
    Je suis le banni, le proscrit
    L’homme torturé aux aurores
    Le déporté du dernier train
    Je suis le bébé solitaire

    Je suis souffrance et chagrin

    Ulysse téméraire
    Survivant errant sur l’océan létal
    Abandonné de tous sur terre
    Je scrute un ciel sans étoiles
    J’ai pour dernière escale un arrêt sur le sol natal
    Qui me couvrira généreusement de glaise

    Je suis le voyageur qui a trouvé son chemin.

    Michèle PETTAZZONI

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  • 7 mai 2021 à 12 h 43 min
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    Au bout du chemin

    La route tourne, vire, je suis secouée,
    une montée, une descente, un ravin,
    il faut reculer, tourner,
    pour ne pas tomber,
    je suis fatiguée, mais j’ai du courage
    pour continuer au-delà des embûches.
    Au détour je le vois !, enfin il est là !,
    magnifique ! Mon aimé tant désiré,
    j’ouvre les bras,
    mais il file dans la brume par le sentier escarpé
    il bondit sur les rochers et je n’arrive pas a le suivre,
    mon cœur se serre, les larmes arrivent,
    qu’il est difficile de l’atteindre :
    je suis au bout du chemin il n’est plus là.

    Milou le 5 mai 2021

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  • 7 mai 2021 à 7 h 57 min
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    Le chemin

    Un seul chemin mène à la rime,
    je monte ce sentier intime,
    je m’use les pieds et je trime
    pour accrocher la rime ultime.

    L’étroit chemin lorgne l’abîme,
    qu’importe, mon layon m’arrime,
    je persévère, magnanime,
    cherchant le passage sublime.

    Une pépite, même infime
    et mon ciel brille , bellissime,
    tant de joie encrée à la cime,
    je suis le chemin et la rime …

    Michèle Pettazzoni

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  • 6 mai 2021 à 11 h 59 min
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    Sur les chemins, les fleurs

    Je me suis arrêté et parfois j’ai cueilli
    Des fleurs au croisement puis j’ai perdu l’esprit
    M’enivrant du présent oubliant le parcours
    À suivre sous les bois après le carrefour.

    J’ai cherché à sortir du dédale boisé
    Sans jamais repasser par les mêmes sentiers
    Pourtant je m’aperçois quand je vois les asters
    Que je suis revenu encor à la clairière.

    Parmi les floraisons d’autres odeurs m’attirent
    Me consolent un temps avant de repartir
    Mais je suis dépourvu en recherchant ailleurs
    Où je dois m’engager pour retrouver des fleurs.

    Désormais je suis seul à sillonner en vain
    N’ayant que mes regrets dans le creux de ma main
    Et ma route se perd autant que ma raison
    Quand dans mon corps fourbu résonnent leurs prénoms.

    Mes allées et venues jamais ne m’ont servi
    Alors pour le bonheur des cœurs inassouvis
    Je vais hanter l’orée des forêts et leur dire :
    ‘’Préférez arroser plutôt que de cueillir.’’

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  • 5 mai 2021 à 19 h 00 min
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    A MAËLANNE

    Le moment est venu de prendre le chemin
    Rocailleux qui guidera tes pas,
    Demain, dès le soleil levant, tu partiras
    Servir ta patrie, accomplir ton destin.

    Tu as fait ce libre choix,
    Tu as mis dans tes bagages,
    Ton objectif, le dépassement de toi,
    A chaque minute à chaque instant
    Nous serons à tes côtés
    Nous errerons dans ton sillage,
    T’encouragerons en chuchotant,
    Te relèverons parfois.

    Et quand certains soirs dans ta chambrée
    Tu seras fatiguée, rompue, brisée,
    Mais gardant toujours ta volonté,
    Pense à tous ceux qui t’aiment
    Et là-bas te soutiennent.
    Alors d’un sursaut triomphant,
    Tu remonteras sur ton destrier
    Et brandiras à nouveau, fièrement ton épée

    Louise Montagne -3 Mai 2021-

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  • 4 mai 2021 à 12 h 01 min
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    Sur le Chemin. (balade aux Ebihens)

    Mes yeux n’y pouvaient rien: Tu les avais cernés.

    Il fallait quitter les rivages paisibles de l’enfance,
    S’éloigner du chemin tracé, prendre la tangente, s’égarer et revenir.

    La mer referme le sillage, pas moyen d’être sûr de suivre la même route,
    peu importe c’est l’escale qui nous attend.

    Une île…à la frontière des hommes et du rêve.

    Le rocher au profil de guetteur, l’Indien…
    le regard porte loin , très loin, figé, inquiet d’une armée fixée dans la vase,
    jamais défaite, marée après marée.

    Laisser le quotidien dans nos pas, traverser,
    prendre le chemin creux et faire le ménage dans ses méninges,
    laver les bruits parasites et mettre au plafond ces araignées en tendant un piège aux idées.
    Même si parfois la douleur, comme un coquillage porté à l’oreille, laisse entendre l’amère.

    Au bout du sentier, le large,
    le parfum de tiaré déposé par les ajoncs laisse place aux odeurs d’iode et de sel
    du varech luisant sur les rochers.

    Une ample respiration, emplie de plénitude, amorce la grande lessive.
    Lavé, nourri, l’esprit s’ouvre, tout devient évident, simple…

    Pas de temps à perdre pour le BEAU, s’en saisir au plus vite, comme une urgence.

    Il est temps de reprendre le chemin, la crête des vagues dégage à reculons
    des gerbes étincelantes d’une myriade de gouttelettes,
    formant çà et là les irisations d’un arc en ciel fugace.

    Combien de temps encore à nous embraser,
    des feux couvent sous les braises de tes yeux.

    Tous les jours,
    Tous les instants,
    Jusqu’au bout, pour ce qui a été,
    Jusqu’au bout, pour ce qui est à venir.

    JYB
    St Jacut de la Mer Juillet 2018

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  • 3 mai 2021 à 23 h 22 min
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    Je veux

    Je veux
    inscrire mes pas sur les chemins du monde
    comme des mots sur une page ronde

    Michèle Pettazzoni

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