« Masque » thème du mois de Février, toujours masqué!

« L’estran masque d’étrange message,
image mouillée, déjà oubliée au prochain flot »


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26 réponses à « Masque » thème du mois de Février, toujours masqué!

  1. Dominique Verdé de Lisle dit :

    Entre chien et loup

    A cette heure d’entre chien et loup
    Je me suis écorchée les genoux
    Des bois si lourds, des mains griffues
    M’ont emportée dessous dessus
    Environnée de lamentos
    De grondements et de sanglots

    Un vieux radeau m’a embarquée
    Plein de rêves et plein de pitié
    Plein d’épinards et de cachets
    Chargé d’alcool bien frelaté

    Juste une pirouette, une cacahuète
    Une histoire à peine esquissée
    Qu’attendais-tu turlututu ?
    On a tous un chapeau pointu

    Dominique Verdé de Lisle

  2. Dominique Verdé de Lisle dit :

    Le masque

    On le porte beaucoup en papier, en tissu,
    C’est pour neutraliser ceux qui voudraient baver
    Ou pire, postillonner, sur les visages amis ou juste rencontrés

    Chez ceux qui nous gouvernent c’est la désinvolture
    On arrime simplement le masque à la coiffure
    On peut ainsi répandre de fausses vérités
    Sur les gens innocents soucieux de leur santé
    D’autres l’ont en Ray Ban sur le sommet du front
    Pour jouer les play boy et bronzer du menton
    Les dégoûtants les collent à leur cou dénudé
    Pour mieux les bavouiller pendant leur déjeuner
    Oubliant la serviette prévue à cet effet
    Pour Trump et Sarkozy il le faudra en or à leur poignet
    Les enfants le réclament en Donald ou Mickey
    On leur dit vite fait qu’ils n’ont qu’à la fermer
    Les porteurs de béquilles le plantent à une extrémité
    Tenant bien à distance toute familiarité
    Les assoiffés d’honneurs l’ont à la boutonnière
    Les accordéonistes le portent en bandoulière
    Les chasseurs sans pitié l’accrochent à leur fusil
    Pour faire de gros dégâts dans la chair de leur proie
    Les pêcheurs le choisissent usagé et en font un appât
    Pour les poissons curieux insoucieux du trépas

    Bref vous l’aurez compris tous les coups sont permis
    Pour tenter d’éviter le masque sur le nez
    Craignez pourtant l’absence de bon sens
    Des furies despotiques prêtes à vous aligner
    Pour 135 euros prix de la liberté

    Dominique Verdé de Lisle

    • Y.L.R. dit :

      Bravo Dominique pour ce texte qui exprime avec énergie et humour une évidente détestation des masques et un goût prononcé pour la vérité et la liberté. Yvonne

  3. Michèle PETTAZZONI dit :

    Divan rouge

    Ma plaie inconsolable,
    ma souffrance ineffable,
    j’appuie où ça fait mal,
    reconnaître la faille !

    Ma douleur délectable,
    le suc de mon érable,
    savoir d’où vient l’entaille,
    son antre ? Son bercail ?

    Le pus de la noirceur,
    l’immaculée douleur,
    un couteau dans le dos,
    j’assemble les morceaux.

    Quel étrange décor,
    où je palpite encor’
    mes tripes sur la table
    coulent comme de l’or…

    Ah ! Ce masque de peau,
    ce sourire trop beau…
    Mon mal irrémédiable,
    de la vie, mon cadeau !

    Michèle PETTAZZONI

  4. Yvonne Le Meur-Rollet dit :

    Louisette, derrière son apparente simplicité, ton poème est bouleversant. Tu réussis, avec pudeur et subtilité, à dire l’indicible. La lecture de tes vers fait naître une profonde émotion , et montre ainsi la force de la Poésie pour dénoncer tous les crimes dissimulés et exprimer toutes les douleurs que l’on masque.

  5. Louise Montagne dit :

    ENFANCE PERDUE

    Elle est debout sur la jetée,
    Ses cheveux flottent au vent,
    Dans la mer son regard s’est noyé.
    Une larme coule sur sa joue
    Essuyée furtivement
    D’un revers de main.
    C’est encore une enfant.
    Sur ses épaules un lourd fardeau
    Lui interdit la candeur.
    Elle pense à sa mère
    Qui ne doit rien savoir
    Et faire comme avant
    Même si son cœur est noir.
    Depuis quelques temps,
    Elle camoufle sa douleur
    En posant sur sa triste figure
    Un sourire de mascarade,
    Faire semblant devant les autres,
    Jouer la comédie;
    Ne pas afficher sa honte.
    Son corps est blessé,
    Son cœur est meurtri,
    Elle s’enferme dans son mal-être
    Et ses journées trop courtes,
    Ne laissent rien paraître.
    Mais aujourd’hui les gouttes salées
    Qui lacèrent son teint
    En sillons étoilés,
    Ne sont pas des embruns

             Louise Montagne- février 2021-

    • Jacqueline B dit :

      Louisette,c est magnifique d intensité, de pudeur,de douleur ,d émotion.
      Merci à toi
      J ai hâte de l entendre dire
      Jacqueline B

  6. Annie Coll dit :

    Afrique noire

    Homme blanc
    ôte ton masque

    L’homme blanc fait des grimaces
    il s’est tordu la mâchoire 
    et cassé les dents
    C’était un fou de sang
    un marchand d’or
    qui rêvait de voir la neige
    dans un pays de fièvre

    Homme blanc
    ôte ton masque
    Ici les hommes et les femmes dansent
    comme jamais tu ne sauras le faire
    Toi qui as rêvé de l’Afrique
    Tu n’es qu’un domestique

    il faut que la vague te roule
    et que le nègre t’insulte

    ô nègre ô négresse
    Vos tam tam hantent mes nuits
    ô nègres ô négresses
    ô lances ô masques

    Votre cri nous égorge

    Annie Coll

  7. LORIDAN Elisabeth dit :

    Le serviteur d’Arlequin

    « Voici ma main Clarice et avec elle c’est mon coeur tout entier que je vous offre »
    30 ans que derrière le rideau
    Je répète ces mots…….
     » Ecco la mia mano Clarice e con ella tutto il mio cuore che vi offro »

    30 ans que je rêve d’être Silvio
    L’Amoureux éperdu d’amour pour sa belle
    Et même si je ne suis pas fait pour ce rôle
    Et même si je n’en ai plus l’âge
    J’en rêve encore

    30 ans que derrière le rideau le coeur battant
    J’attends d’entrer en scène à mon tour
    Je les entends chuchoter toussoter gigoter sur leurs sièges
    Puis, faire le silence
    Ce soir Ils seront bons
    Je le sais je le sens

    Dans quelques instants vêtu de mon habit bariolé
    La batte glissée à ma ceinture
    Sous le masque noir du bouffon Magnifique
    – Celui qui en fait toujours trop –
    Sur la scène du Piccolo Teatro
    Je ferai mon entrée en Arlequin

    Arlecchino en italien
    Arlequin « serviteur de deux maîtres »
     » Il servitore di due padroni »

    De tous les valets de la Commedia dell’arte
    Il est le plus célèbre
    Réjouissant le public de ses acrobaties et pitreries
    Menteur comploteur flatteur provocateur moqueur
    A la fois sot et rusé
    Il se plaît aussi à jouer les grands séducteurs
    Auprès d’ Esméraldine ou de Colombine

    30 ans que je suis le serviteur zélé de ce gredin
    C’est lui qui ose tout
    Moi je ne suis que son pantin docile lui prêtant mon corps et ma voix

    Quand pour la première fois
    J’ai enfilé son costume à losanges de toutes les couleurs
    Posé sur mon visage son masque noir aux sourcils broussailleux
    Je sortais de la guerre meurtri mais vivant
    Je n’avais qu’une envie : rire et faire rire
    Faire le comique pour oublier ces années tragiques
    Mais le temps a passé
    Les théâtres se vident et nous n’avons pas vaincu la barbarie

    Ce soir le comédien qui depuis si longtemps se cache derrière son génie
    N’a plus envie de jouer la comédie
    Il comico è stanco
    Fatigué le comédien Fatigué
    Sa Colombine l’a quitté
    Lassée de cette vie de saltimbanque
    Où l’ombre se joue sans cesse de la lumière

    Ce soir c’est la dernière de la saison
    Ce soir malgré ma lassitude je serai bon
    Peut-être encore meilleur que les autres soirs
    Je jouerai jusqu’au délire leur bouffon
    Je singerai à la perfection mes maîtres
    Pour séduire Esméraldine j’improviserai une sarabande à lui en donner le vertige
    Pour la dernière fois je veux les entendre rire à mes lazzi, mes pitreries, mes jeux de mots
    Mauvais mes jeux de mots
    Mais rigolos
    Je veux entendre leurs bravos
    Bravo Arlecchino Bravissimo !!!!!
    Je veux qu’ils crient leur plaisir encore et encore

    Avant de quitter la scène je retirerai mon masque
    Ce n’est pas Arlequin qui les saluera
    Mais leur vieux compagnon de jeu
    Lassé de jouer la comédie

    Elisabeth Thomas-Loridan 15 / 02 / 2021

    • Elisabeth Thomas-Loridan dit :

      J’ai oublié de préciser les références de la phrase  » Voici ma main……mon coeur tout entier ». C’est la première réplique de la pièce de Goldoni  » le serviteur de deux maîtres ». Autre précision:  Dans cette pièce, Arlequin s’appelle Truffaldin mais en réalité il s’agit bien du même personnage.   » Le serviteur de deux maîtres « a d’ailleurs été rebaptisée par Giorgo Strehler ( fondateur du Piccolo Teatro)
      « Arlequin, serviteur de deux maîtres  » ce pour indiquer plus clairement  au public l’appartenance de la pièce à la Commedia dell’arte et son caractère comique.
      Concernant mon italien ( recherche dans un dictionnaire et sur un site) j’espère ne pas avoir fait trop de fautes.

      Je profite de ce message pour vous remercier pour vos textes que je lis et relis. J’ai beaucoup de difficultés à faire des retours « à chaud » craignant de ne pas trouver les mots justes. J’ai trouvé que le thème du masque inspirait parfois des textes un peu différents invoquant des faits sociétaux ( les sans-abris; la colonisation de l’Afrique), je trouve cela intéressant aussi.  Moi, j’ai eu envie d’écrire sur le théâtre sans doute parce que cette pratique me manque terriblement.
      Lors de ces lectures et relectures une idée m’est venue que j’aimerais vous soumettre. Dans la mesure où ce groupe est constitué majoritairement  de femmes, il est évident que cela se ressent dans ce que nous écrivons. Pourquoi lors du festival ne pourrions-nous pas sélectionner quelques-uns de nos textes dans lequel la femme serait présente ( qu’elle soit en devenir, qu’elle soit mère,  jeune femme ou …..moins jeune mais toujours amoureuse),  la femme se souvenant de son enfance meurtrie ou heureuse, de son amour perdu, du jour où sa vie a basculé, etc, etc (l’aventure n’est pas finie). Une fois ces textes sélectionnés, nous pourrions en faire une mise en voix.  Nous ne prendrions ni beaucoup de place ni beaucoup de temps mais ce serait une façon de partager avec le plus grand nombre ce qui reste pour l’instant très confidentiel me semble-t-il ce qui me semble dommage .
      Elisabeth Thomas-Loridan

      • Pettazzoni Michèle dit :

        Merci Elisabeth pour tes poèmes et tes commentaires qui font vivre le site.
        Quant à l’idée d’un groupe de poésie exclusivement féminine je n’y suis pas favorable. La poésie est universelle transcendant les genres et débordant de  » l’entre-soi « .
        À mon avis il vaut mieux ‘ouvrir ‘ que contraindre un public déjà restreint.
        Cordialement, Michèle Pettazzoni.

        • LORIDAN Elisabeth dit :

          Il me semble que « l’entre-soi » c’est ce que nous vivons actuellement. Majoritairement ce sont des femmes qui écrivent et envoient leurs poèmes chaque mois et ce sont des femmes qui leur répondent et ce sont toujours les mêmes. C’est un constat pas plus. Mon intention était juste de lire quelques-uns de nos textes devant un public que j’aurais espéré bien entendu le plus large possible parce que je le répète je trouve cela dommage que ces textes restent « confinés ». Quant au choix du thème je trouve que ceux qui évoquent l’amour perdu, l’enfance meurtrie, etc, etc, écrits par des femmes sont particulièrement beaux. Pourquoi se priver de cette parole ? La faire entendre n’est pas exclure celle de l’Autre qu’il soit Homme, petit bout d’homme ? Messieurs à votre plume! Je plaisante bien entendu……
          Voilà Michèle, peut-être ai- je été un peu plus claire. De plus c’était une simple proposition et je te remercie de m’avoir donné ton avis.
          Belle journée à toi et au groupe.
          Elisabeth Thomas-Loridan

    • Y. le Meur-Rollet dit :

      Merci pour ce poème dans lequel son auteure exprime sa passion pour le théâtre . On pourrait sans doute reprocher à ce poème d’être un peu long , mais l’intérêt que ces vers suscitent chez les lecteurs fait oublier ce détail.

      • LORIDAN Elisabeth dit :

        Tout à fait d’accord sur le fait qu’il soit « un peu long ». J’en ai pris conscience en le relisant. Merci pour ce commentaire.
        Elisabeth

  8. Michèle PETTAZZONI dit :

    Le masque invisible

    Plus de poèmes
    plus de lecture
    je suis fatiguée de culture
    ma tête est vide , la main lasse.
    Quand sonne l’heure de la casse ?

    Rangez-moi loin
    des devantures
    et cachez ma triste figure
    ou placez quel qu’autre à ma place
    qui vous sourira dans la glace.

    Sang de poète
    fou d’aventure
    habile en faux en écriture
    il effacera toute trace
    tout en recomposant ma face.

    Moi dans mon coin
    dans mon impasse
    je connaîtrai toutes ses passes …
    Et je crierai à l’imposture
    Scindée en deux, le dos au mur.

    Michèle PETTAZZONI

  9. Admin PeP dit :

    d’ Yvonne à Dominique V. et bien d’autres…., je suis d’accord avec toi: la procédure d’envoi des commentaires n’est pas évidente, et il m’est arrivé assez souvent de me tromper entre » laisser un commentaire » qui va s’afficher à la suite des autres textes, et » répondre » qui permet que la réponse s’affiche juste après le poème concerné. Peut-être y a-t-il un moyen de rendre l’utilisation du site plus claire, afin de ne pas décourager ceux et celles qui souhaitent y déposer un poème ou une appréciation et qui, se heurtant à ces difficultés de « communication », renoncent à participer à la vie du site.
    Remarque: quand on s’aperçoit qu’on s’est trompé on peut le signaler à l’adresse mail du contact PEP, et solliciter Jean-Yves qui sait corriger nos erreurs et nous éclairer sur la marche à suivre. Merci Jean-Yves pour ton aide et ta patience.

  10. Yvonne Le Meur-Rollet dit :

    Dissimulation

    Il y a maintenant longtemps que je connais
    Le bleu de ton regard et le pli de ta bouche,
    La chaleur de ta main qui, lorsqu’elle me touche
    Me trouble de sa paume; et soudain, je renais…

    Je suis alors crinière au dos brun des poneys;
    Je suis un chemin creux que le soir effarouche,
    Je suis un aubépin refleuri sur sa souche,
    Je suis un poitrail nu refusant le harnais.

    Tu ne peux pas savoir que mes airs raisonnables
    Dissimulent trop bien mes désirs indomptables,
    Derrière des regards lointains, indifférents.

    Je ne suis pas modeste, et je ne suis pas sage :
    Je rêve, chaque nuit, qu’en tes bras tu me prends
    Et que tes tendres doigts dégrafent mon corsage.
    Yvonne Le Meur-Rollet (2003)

  11. MONGODIN Dominique dit :

    Sans domicile fixe

    Tout est toujours bien à qui sait fermer les yeux.
    N’est-il pas désastreux d’avoir autant d’envie
    Au moment où des vies ont aussi peu de prix ?
    À quoi s’accrochent-ils, ces pauvres malheureux ?

    Je les vois et tous les jours et toutes les heures.
    Je les sais abattus, leurs sourires éteints
    Dans leurs espoirs déçus et leurs plaisirs défunts.
    Tous les moments passés ont des effets majeurs.

    Le gel ne les fait plus trembler. Il est en eux
    Depuis si longtemps. Ils cèdent, pliés en deux
    Sous le poids de la honte et de l’indifférence.

    Le temps n’a la saveur que de l’éternité.
    Les fantômes des rues la mesurent en nuitées
    Sous les masques blanchis où ils hurlent en silence.

    • Yvonne Le Meur-Rollet dit :

      Merci Dominique M. d’avoir pensé à d ceux qui souffrent en silence derrière le masque de la misère et du désespoir.

  12. Michèle PETTAZZONI dit :

    MASQUES

    Neige masquant la terre
    ses creux et ses tanières,
    ses blessures secrètes
    sous un tapis de fête …

    Terres masquant nos morts
    depuis la nuit des temps
    et l’on se remémore
    la vie de bien des gens.

    Gens masquant tant de peines
    de joies ou de tourments …
    La mort secoue la neige
    et jamais ne vous ment !

    Michèle PETTAZZONI 11/02/2021

  13. Yvonne Le Meur-Rollet dit :

    Jeune masque

    Tu mets de l’or sur tes paupières
    et tu enflammes tes cheveux. 
    L’orange étalé sur tes lèvres
    brille au soleil d’un matin bleu.

    Tu marches seule sur la grève
    tu es belle et n’as pas vingt ans.
    Tu ne veux pas montrer ta peine
    lorsque tu croises des passants.

    Sous de longs volants de gitane
    tu sens trembler ton jeune corps
    fier animal qui se pavane
    alors que le chagrin le mord.

    Tu ne veux pas que l’on devine
    que ton amoureux t’a trahie ;
    tu crains plus que tout que l’on plaigne
    La pauvre fille au cœur meurtri.

    Un masque couvre ton visage
    maquillé de vives couleurs,
    tu te promènes sur la plage
    et tu ne crois plus au bonheur.

    Yvonne Le Meur-Rollet . 8 février 2021

    • Pettazzoni Michèle dit :

      Ce poème me replonge dans les affres de ma jeunesse : « N’avoue jamais …..que tu aimes ». Tu décris avec subtilité et finesse (et sans doute connaissance de cause) cette émotion qui nous transperce quand nous pensons si jeunes, que notre monde s’écroule.

  14. Michèle PETTAZZONI dit :

    Le masque du bien adapté

    Il nous masque ses joies,
    il nous masque ses peines,
    toujours ami, toujours amen,
    il parle tièdement
    dans un bonheur de scène …

    Il nous masque ses peurs,
    il nous masque ses haines,
    toujours poli, toujours en veine,
    taisant ses sentiments
    sous les dires de scène …

    Il masque ses amours,
    il masque la mort même,
    toujours conforme … et toujours même.
    Mais sous le masque mou,
    sous le menteur en scène,
    se cache un méchant loup … et un autre lui-même !

    Michèle PETTAZZONI

    • Dominique Verdé de Lisle dit :

      J’aime beaucoup ce poème, sa subtilité, l’excellence de la forme. Un masque pour les autres est aussi un masque à lui même

    • Dominique Verdé de Lisle dit :

      Mon commentaire s’adresse au poème de Michèle Pettazzoni Le masque du bien adapté. Je le précise car je m’embrouille avec la procédure d’envoi des commentaires. Désolée si ce n’est pas clair.

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