Brûler

Brûler au feu des âmes ou rôtir à l’Archange
Au Mont des plaies béantes abolir pages nues
Arracher de ce corps tous les mots qui dérangent
N’être à l’aube de Nous comme deux inconnus

Oublier les aigreurs qui gangrènent ces autres
Et ne plus se soucier de ces resensations
Faire effort affairé pour que fondent les fautes
Et au matin du monde naitre plus que raison

Je ne vois dans tes yeux corollant mon chemin
Que l’écho de ce bleu d’Océan confondu
Laisse moi te nager de presqu’Il en dessein
Te parler de mon corps en naissance assidue

Je te vœux te désire à lents tours de toi
En crépuscule osé de mes courbes ajourées
Jusqu’au creux de mon âme en rosée d’entremoi
Viens parcourir aimé cet îlot caducée

Tu es la douce image enrêvée chaque nuit
Source amène et sauvage impression qui m’enlave
En tes yeux je me noie de parfum et d’oubli
Magmatique animal source de mon enclave

Détourner mes avants ne voir plus qu’infini
Et dansant cet adiit le vois-tu mon osmose
Ces temps ferrent plus que tout es-tu prêt à la vie
Qu’à présent en offrande à tes pieds je dépose

Sébastien Heurtel
(Lu par Claire à l’apéro-poétique du 16 mars sur le thème de l’Ardeur)

 

Brûler

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *