9 avis sur « dernier apéro-poétique de la saison sur le thème ombre et lumière »

  • 28 juin 2020 à 14 h 50 min
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    Ombre et lumière

    Dans la tiédeur de la forêt
    Les grands chênes réveillés,
    S’échappent petit à petit
    De l’ombre de la futaie.
    Impatients les châtaigniers
    Etirent leurs branches rebelles
    Comme pour attraper
    La musique nouvelle
    Qui monte du hallier.
    La brise généreuse
    Fait miroiter les sequins
    Accrochés aux branches noueuses
    Le souffle coquin
    Chasse l’écharpe de coton
    Qui enlace lascivement les troncs.
    Timidement le soleil mordoré
    Tisse des fils d’or à travers la ramée
    Et accroche aux herbes des parures,
    Des diamants et des colliers.
    Les passereaux s’envolent,
    En gerbe d’étoiles,
    Au delà du talus de verdure;
    Eclairs d’argent,
    dans la douceur matinale.

    LOUISE MONTAGNE -JUIN 2020-

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    • 5 juillet 2020 à 11 h 30 min
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      Ce poème nous entraîne dans une promenade matinale dans une campagne où le paysage, en se réveillant, sort de l’ombre, s’enveloppe de tiédeur, de douceur , de musique, et se pare de bijoux’ d’or et d’argent dont la lumière magnifie l’éclat.
      Merci Louisette de nous avoir fait partager ton regard sensible sur la beauté de la nature.

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  • 25 juin 2020 à 10 h 53 min
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    Le bel été de l’enfance…Nous aussi nous nous délectons de  » termes rares « et nous nous empressons de chercher dans le dictionnaire leur signification afin de mieux savourer la nostalgie heureuse du passé.

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  • 22 juin 2020 à 12 h 30 min
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    Lumineuse enfance

    Groupés à l’ombre,
    sous les tilleuls,
    après avoir lu tous leurs livres,
    les enfants inventaient des contes
    dans lesquels les forêts profondes
    grouillaient de joujoux, de hiboux,
    de bijoux, de poux, de cailloux
    qui déchiraient tous les genoux…

    Se délectant de termes rares
    rencontrés dans les dictionnaires,
    ils aimaient orner leurs histoires
    de feuillages immarcescibles,
    et d’irascibles matamores
    armés d’épées damasquinées
    étincelantes de lumière.

    Leur mère, assise près du seuil,
    exposant ses bras au soleil
    dans l’odeur sucrée des œillets,
    sourire clair au bord des lèvres,
    les écoutait.
    Yvonne Le Meur-Rollet
    ( dans le recueil « Dans les greniers de la mémoire »- 2020- inédit)

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  • 19 juin 2020 à 11 h 30 min
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    Merci Jacqueline pour cette citation .

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  • 17 juin 2020 à 21 h 38 min
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    à propos de « ombre et lumière » voici une citation de Martin Luther King..
    .. » l’obscurité ne peut pas chasser l’obscurité ,seule la lumière le peut. La haine ne peut pas chasser la haine,seul l’amour le peut

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  • 14 juin 2020 à 10 h 11 min
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    Faune déçu.

    La fête enlace la rivière
    Sous les arches des peupliers.
    Les lampions versent leur lumière
    Dans la pénombre des sentiers.

    L’eau frappe au clapot de mon rêve
    Les berges troubles du désir.
    Déjà ta robe se soulève
    Et flotte au courant du plaisir.

    La valse emporte dans la fête
    Ton corps ployé contre le mien.
    Bientôt la musique s’arrête.
    « Viens près de l’eau, si tu veux bien.

    Laisse mes bras contre tes hanches
    Laisse ma bouche dans ton cou
    Et fais glisser tes deux mains blanches
    Sur mon torse de faune fou.

    Laisse-moi dire que je t’aime. »
    Mes rauques mots, pauvre discours,
    Te font trembler et pleurer même…
    « Pourquoi pars-tu, mon bel amour? »

    La fête enlace la rivière
    Sous les arches des peupliers.
    Tu vas courir vers la lumière…
    Je fuis dans l’ombre des sentiers.
    Yvonne Le Meur-Rollet

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  • 8 juin 2020 à 7 h 53 min
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    Répétition

    Tous les soirs, à la même heure
    je pleure
    sur la vie
    sur l’ennui
    sur les heures qui se meurent
    je pleure
    Toutes les nuits, au creux du lit
    je coule
    Glissent les larmes le long du long noir fourreau de la vie…
    flaques d’âmes qui clapotent jusque vers l’infini…

    Tout le jour
    toutes les heures
    je joue
    jusqu’au soir
    jusqu’à la nuit
    je joue
    Un violon scande sans faux cris
    les rideaux des années déchires par l’ennui
    Et j’applaudis
    morte et vive
    ombre ou lumière
    j’applaudis
    les pantins qui s’agitent
    et tournoient dans la nuit
    j’applaudis
    Sous les spots des soleils et des lunes
    je lève mon glaive
    et j’applaudis.

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