5 avis sur « sur le thème « poèmes en liberté » écrivez ce qui vous plaît ! »

  • 15 mai 2020 à 18 h 42 min
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    Un premier poème, pour le vendredi 15 mai, jour où nous aurions dû nous réunir à l’occasion de notre apéro poétique, au café-restaurant Le Bretagne,sur le thème « Poèmes en liberté ».
    En fuite

    Un cheval gris s’éloigne,
    Galopant sur l’estran.
    Et le sable se creuse
    Sous son poitrail puissant.

    Sa queue touffue s’envole
    Longue et luisante flamme
    S’agitant dans la brume

    Il longe l’estuaire
    Et court vers la lumière,
    Libre, et débarrassé des rênes familières. .

    Et c’est toi que je vois,
    Refusant le harnais ,
    Et qui, les yeux fixés sur les îles du large,
    Es parti pour toujours
    Vers l’invisible ailleurs
    Après t’être perdu dans un épais brouillard.
    Yvonne Le Meur-Rollet

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  • 16 mai 2020 à 8 h 35 min
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    Je t’aime

    Ces deux mots trottent dans ma tête
    sautant, dansant, comme ils sont beaux !
    Toujours côte à côte se répètent
    caracolant dans mon cerveau.

    Ils se désaltèrent à ma bouche
    puis accourent flamboyants vers toi,
    ainsi passant de bouche en bouche
    ils trottent, amour, de toi à moi.

    Michèle Pettazzoni

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  • 16 mai 2020 à 13 h 09 min
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    Maintenant que Michèle et moi avons ouvert la séance, j’espère que d’autres membres de Presqu’île en Poésie , vont venir nous offrir les poèmes qu’ils auront écrits ou choisis en toute liberté, sur n’importe quel thème.

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  • 22 mai 2020 à 7 h 55 min
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    Douceur, quand tu nous tiens !
    Chaque souvenir, en même temps qu’il chasse l’autre, lui dit :  » Reviens !  »
    Mais la nuit est longue, la nostalgie sans fin,
    Les années dans ma tête défilent comme les wagons brinquebalants d’un vieux train,
    Et chaque fois que dans le sablier bruissent quelques infimes grains,
    De guerre lasse, mon coeur lourd soupire :  » Vivement demain !  »
    Douceur, comme tu m’emmènes loin,
    Sur les rives du rêve par un éclatant matin :
    Une princesse si charmante, si rayonnante,
    Qu’on eût dit d’elle de lait et de pureté ruisselante,
    Dans une barque sobre et légère amoureusement me tenait la main,
    Et sur un fleuve de tendresse nous glissions sans fin,
    Des oiseaux multicolores saluaient notre heureux passage,
    Qui par un cri, qui par un battement d’aile, qui par un chaleureux ramage,
    Un rossignol, esseulé, chantait :  » Que toujours, étranges créatures, dure votre fantastique voyage !
    Soyez gais, soyez fous, soyez libres, et surtout, soyez sans âge !  »

    – Mohammed Talbi –
    https://youtu.be/C_hyG8cOXrE

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  • 26 mai 2020 à 13 h 08 min
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    Un poème de la poétesse Mohja Kahf féministe musulmane et militante née à Damas arrivée aux USA à l’âge de 3 ans avec ses parents.

    Scène au hijab, n° 7

    Non, je ne suis pas chauve sous le voile
    Non, je ne viens pas de ce pays
    où les femmes n’ont pas le droit de conduire
    Non, je n’aimerais pas quitter mon pays
    je suis déjà américaine
    Mais merci de me l’avoir proposé
    Que voulez-vous savoir de plus
    pour que je puisse souscrire une assurance,
    ouvrir un compte en banque ,
    réserver un billet d’avion ?
    Oui,je parle anglais
    Oui,je transporte des explosifs
    On les appelle des mots
    Et si vous ne vous débarrassez pas vite
    De vos préjugés
    Ils vont vous pulvériser

    Mohja Kahf

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