L’association « Lire à Plourivo » organisatrice de cafés littéraires, boîtes à livres chez les commerçants, proposait ce week end son salon du livre lors de son 11ème festival.
Notre ami Guy présentait ses ouvrages.

L’association « Lire à Plourivo » organisatrice de cafés littéraires, boîtes à livres chez les commerçants, proposait ce week end son salon du livre lors de son 11ème festival.
Notre ami Guy présentait ses ouvrages.

XXIème siècle
La fonte des glaciers et le niveau des mers
Et les terres brûlées gorgées de pesticides
Les déserts tropicaux, les tremblements de terre
Tsunamis et tornades de pluies acides
Les crues dévastatrices et les forêts en feu
S’écroulent dans le trou de la couche d’ozone.
La faune condamnée disparaît peu à peu
Et notre cécité est dans l’œil du cyclone.
Les famines accouchent de massifs exodes
Et les corps décharnés cherchant terres d’asile
Ne seront accueillis de leurs vies antipodes
Que par les cris haineux d’autres vies en péril.
Dominique Mongodin
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Le dernier cri
Celui là sera le plus court et le plus éternel
Le plus important et le moins attendu
Le moins vertigineux et le plus essentiel
Le moins désiré bien que toujours prévu.
Il sera douloureux à l’adieu des blessures
Il sera bienfaiteur faute de libérer
Il nous soulagera malgré la déchirure
Et nous pourrons connaître enfin sa vérité.
Dominique Mongodin
« CRI DE GUERRE – CRI D’AMOUR »
L’attaque est imminente
Dans la nuit qui s’achève
Dans la brume qui se désagrège
Un cri retentit :
A l’abordage !
L’air vibre, les canons tonnent
Le vieux réflexe animal est là
Réflexe de peur tout autant qu’intimidation
La clameur se fait orage
Elle donne à chacun son courage
Fouette les volontés désemparées
Redonne vigueur aux hommes
Qui veulent vivre ou bien mourir
Le cri surgit dans toutes les guerres
Réflexe tribal des hardes qui s’affrontent :
Gaulois, cavaliers maures, poilus napoléoniens, écossais des Highlands,
Maoris scandant le Haka, indiens rejoignant leurs ancêtres
Au plus fort des combats
Dans le corps à corps et l’étreinte mortelle
Dans le corps à corps et l’acte d’amour
Au plus fort du plaisir
Le cri nous dit l’intensité d’exister
Le cri de charge, le cri de décharge
Le cri de guerre et le cri d’amour ne sont qu’un
Cri de vie, de victoire sur la mort
Cri du sang, cri du nouveau né
Cri de la délivrance, cri de la renaissance
Cri du cœur et cri du corps
Spasme révélateur de notre existence
Vérité intangible :
Je crie, donc je suis ! «
Jean-Bernard VIVET

Dans le grand tumulte du monde
La parole des hommes est un flot continu
Pour instruire, étonner, pour être ou pour paraître
Les mots sont les habits lorsque le roi est nu
Pouvoir être entendu, n’est- ce pas exister
Et gagner une étoile voire l’éternité ?
Le discours enveloppe une vérité choisie
La phrase maladroite révèle le non dit
Les mots servent souvent à vaincre le silence
Dissimuler l’ennui, tromper l’indifférence
Trop de mots, trop de bruit
Dans la cacophonie que nous sert-il d’entendre
Et comment déceler ce qu’il nous faut comprendre ?
Le cri force l’écoute et impose le sens
C’est un élan vital, une toute puissance,
C’est l’enfant expulsé par un ventre en souffrance
Il hurle son effroi, la confiance trahie,
Son infinie détresse, la colère, le dépit,
Le besoin de tendresse,
L’horreur de la sagesse
A l’appel déchirant une voix répondra
Pour insuffler la vie, l’espoir, l’amour
Briser la solitude, inventer des toujours
Demeurent incertains le sens et le chemin
Et notre résistance aux farces du destin
Le cri chuchote, il s’étouffe, il s’éteint,
Le cri sera silence à mon dernier matin
Dominique Verdé de Lisle
Soudain dans la nuit un cri noir déchire les étoiles
elles tombent une à une dans la mer.
Chaque étoile explose dans les vagues et s’éteint.
Les poissons ont été dérangés,
leurs ventres argentés jaillissent et retombent en s’éclaboussant.
Les oiseaux migrateurs réveillés
déploient leurs ailes et s’envolent bruyamment
vers les étoiles perdues
le chien qui avait hurlé marche à pas lents
comme s’il s’excusait de son tintamarre.
Milou le 14 février 2020