Au café poétique, Marc Bataille nous a offert une prose inspirée d’une expérience scandinave …

Nous avons beaucoup ri !

Voici son texte :

Pour ceux qui s’en souviennent, j’avais présenté, l’année dernière, mon coup de cœur : « l’ABC du bricolage » et je vous en avais fait la critique. J’avais promis de vous parler cette fois d’un autre ouvrage qui me tient à cœur, où cette fois, il n’y a plus de texte, rien que des dessins, Et c’est le grand recueil des notices de montage IKEA.

Là, il ne s’agit plus de roman ou d’essai, de BD ou de biographie… mais d’un genre tout-à-fait nouveau d’expression écrite, inclassable, résolument moderne, qui emprunte à notre bon vieil ABC du bricolage et autres docs techniques, les illustrations en les simplifiant à outrance et utilise pour en accélérer le rythme, des codes bien particuliers, sans se plier au langage conventionnel.

Je prend un exemple parmi les documents que j’ai apporté : …………

Voici une page dont la schématisation permet une lecture plus riche, plus complète, plus rapide,plus sure……….…. La compréhensibilité se manifeste aussitôt, sans avoir besoin de verbaliser, c’est toute la richesse du procédé.

Il s’agit là de toute évidence d’un nouveau courant littéraire basé sur l’efficacité technologique. .D’aucuns l’ont déjà baptisé le «techno-cubisme » en référence au courant de la peinture dont il emprunte la rhétorique. C’est le cubisme littéraire, IKEA serait en quelque sorte le Picasso de la littérature..

Mais oui, – je sais que c’est osé mais j’assume…-

 

 

 

 

 

Mais déjà quelques dissidents ont quitté le mouvement qu’ils trouvaient un peu mou. Ils ont poussé à son paroxysme le dépouillement de l’écriture ne conservant que la symbolique. Ce sont les néo-techno-cubistes ; on y trouve LEGO, CASTO, BRICO,

Un exemple :

Je vous montre une page, que voyez vous ?……….rien ?

Eh bien il va falloir vous y faire. Moi, je vois « prenez votre perceuse et forez un trou de 8 ». J’explique… c’est bien simple et évident : le trait vertical, rattaché à rien, c’est l’homme dans toute sa splendeur transcendantale, et c et homme c’est vous car l’auteur s’adresse directement au lecteur, rien n’étant précisé pour envisager une autre hypothèse : il est fort, il est stable, mouvement renforcé par la présence d’un autre symbole figuratif ……… à droite de l’homme. C’est une croix tronquée, dont les extrémités pointent vers la droite et vers le bas et qui prend le sens d’une poussée en avant pour la partie horizontale et pour la partie verticale, ce pourrait être une marque d’arrêt, mais étant reliée à la partie horizontale, ce n’est donc pas le cas. Serait ce une forme figurative ? Là, il faut revenir aux bases du bricolage pour comprendre qu’il ne peut s’agir que d’une perceuse avec son foret. On lit donc « prenez votre perceuse et forez un trou. Et comme la dimension du foret n’est pas précisée, on doit prendre la cote par défaut ; c’est donc du 8 !

Epoustouflant, lumineux, non ? Quelle simplification !

Dans un monde changeant rapidement, inventif, technologique, je suis certain du succès du néo-techno-cubisme. Vous avez devant les yeux le futur qui se dessine.

L’apogée du néo-techno-cubisme, ?

eh bien …….. c’est la page blanche ! dont je vous parlerai la prochaine fois.

Prose scandinave

Un avis sur « Prose scandinave »

  • 12 août 2018 à 20 h 13 min
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    J’ai adoré ce grand moment de poésie scandinave, dans une langue dépouillée aux accents de Bjord!

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