7 avis sur « « La route » thème de l’apéro poétique du mois de novembre. »

  • 30 novembre 2021 à 16 h 47 min
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    La Route

    La route bleue
    de la saveur du rêve

    La route blanche
    de l’espace entrouvert

    La route grise
    de la poussière

    Quelle est cette route
    en moi
    qui se déploie ?

    Quelle est cette route
    en soi
    dès que le jour se lève ?

    Il est des routes
    qui dévident
    l’or tapi au creux de l’aine

    Il est des routes
    qui dévient
    et reviennent

    Il est des routes
    qui mènent
    jusqu’au bout de soi-même.

    Anne Bihoreau, 10/11/21 St Malo

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  • 29 novembre 2021 à 16 h 59 min
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    Merci à celles et ceux qui étaient présents à notre apéro-poétique de novembre et qui nous ont fait partager leurs poèmes et leurs chansons. Que les poètes qui n’ont pu être présents et que le thème de « La route »s a inspirés n’hésitent pas à nous faire découvrir leurs textes sur le site où toutes les variations sur le thème sont les bienvenues.
    Prochain apéro poétique le vendredi 17 décembre, à 18 H 30, « Chez Virginie ». Thème: Le rêve »

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  • 28 novembre 2021 à 12 h 14 min
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    Prendre la route.
    Par un jour de pluie, derrière ta vitre,
    tu vois s’agiter au bord de la route
    un jouet cassé que l’eau jaune emporte
    et qui va peut-être atteindre la mer.

    Tu ouvres au chien gris qui grattait au seuil.
    Tu entends s’enfuir sur la route lisse
    ceux qui roulent vers la fin de l’hiver.
    Tu voudrais les suivre et partir, ailleurs…
     Alors tu repasses un disque rayé
    et le « blues » t’emporte vers leT enessee,
    Sur la longue route qui mène à Memphis.
    Tu vois défiler des vans et des trucks
    et des camionnettes carrossées de teck.
    Tu lèves le pouce, imitant Kerouac :
    Comme lui, tu traces ta route vers l’ouest
    et tu voudrais mettre tes pas dans ses pas.
    Curieux, tu traverses d’immenses prairies,
    des champs d’orangers et de maïs mûr,
    et tes pieds se couvrent de poussière d’or.
    Tu veux parcourir les itinéraires
    . que des films mythiques t’ont fait décoivrir

    Un long ruban file entre les collines
    puis plonge et replonge au creux des vallons,
    lame qui ondule jusqu’à l’horizon
    que le soleil farde d’intense lumière.

    Par un long jour gris derrière ta vitre
    Tu flattes le flanc de ton épagneul,
    Et tu restes là, attendant l’hiver.
    Au loin, sur la route, s’enfuient tes chimères.
    Yvonne Le Meur-Rollet. novembre 2021

    .

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  • 28 novembre 2021 à 8 h 56 min
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    L’avancée

    Chacun sa place auprès de moi
    dans mes pensées, dans mes émois
    une chanson, un air, un rien,
    c’est tout un passé qui revient.

    D’un parfum la senteur subtile
    crée des images qui défilent,
    une allure, un certain maintien,
    je crois reconnaître quelqu’un …

    Où êtes-vous tous mes amis,
    la vie vous a-t-elle engloutis ?
    Serait-ce moi seule partie
    sans me retourner, sans merci ?

    Je continue ma traversée
    vous plantant là sur la jetée.
    Toujours ailleurs, toujours plus loin
    un nouveau rivage au lointain.

    Nous nous sommes sans doute aimés,
    je n’ai ni remords ni regrets.
    Tant de routes, tant de chemins,
    l’absence est la main qui m’étreint.

    Michèle Pettazzoni

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  • 27 novembre 2021 à 12 h 16 min
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    Souvenirs d’Irlande

    Il me reste de l‘Irlande,
    Et des plages nues du Kerry
    Sous les nuages lourds et gris,
    Le bruit du vent sur la lande
    Qui agresse les chaumes
    ( Haubanés sur les murs
    Comme est tendue l’amure )
    Des maisons polychromes.

    La sortie de l’anneau est aux couleurs
    De Killarney Park à sillonner autour
    Des coteaux fleuris qui parent les atours
    De la montagne pourpre et de ses sœurs.
    Au-delà de Tralee c’est le désert
    Là où le ciel se confond avec la mer
    Il faudra traverser le Terre Plane de Care
    Pour percevoir Aran au large de Moher.

    Entre Galway et Sligo
    Au détour de cailloux
    Deux gosses aux cheveux roux
    S’amusaient de pneus de vélo.
    Ils nous voyaient passer, ahuris
    De ces voyageurs perdus
    Égarés dans leurs terres herbues
    Ultimes verdures du paradis.

    Sur les routes des lacs
    Il faut se laisser perdre
    Sans vouloir y comprendre
    Les mots de Gaeltacht.
    L’étranger comprendra
    Qu’il devra s’adapter
    S’il veut bien s’orienter
    Dans le Connemara.

    Au nord la terre est de charbon,
    Tourbe du Donegal,
    Aussi noire que le mal
    Des drapeaux aux balcons.
    Et quand tombe la nuit
    Avant Letterkenny
    Nous comprenons qu’ici
    Tous les rois sont bannis.

    Les cottages blanchis de chaux
    Ont renié les couleurs
    Des maisons de pêcheurs
    Du sud repeintes aux tons chauds.
    Ici les gens ne sont pas marins
    Ils vivent de la terre
    Se chauffent des tourbières
    Et de la laine des ovins.

    Dans le Dublin bourgeois
    Les portes coloniales
    Aux couleurs estivales
    Tranchent avec le froid.
    Et l’on entend les rues crier
    Que Bobby Sands est mort
    Contre l’emprise des Windsor
    Pour libérer ses héritiers.

    Mais partout entre soleil et bruine
    Le long des murets de pierres
    De Glendalough jusqu’à Kenmare
    Sur les flancs des collines
    Au fond des pubs de Doolin
    Autour des lacs, des tourbières
    Du haut des falaises de Moher
    Ou dans les parcs de Dublin,

    J’ai vu le sourire irlandais
    Sur les visages agressés
    Par les vents secs et le passé
    Des plus âgés jusqu’aux cadets.
    J’ai entendu les chants d’histoire
    Ceux de la fête et de l’accueil
    Les chants de paix et ceux du deuil.
    Ceux du labeur et de l’espoir.

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  • 27 novembre 2021 à 12 h 09 min
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    NOUS IRONS

    Quand au hasard des routes, sur nos pas en cadence
    Ne sachant d’où ils viennent, nous rejoindrons les nôtres
    Nous les accueillerons, heureux de leur présence,
    Savourant le plaisir, ignorant tout des autres.

    À l’ultime détour, du haut du précipice
    Nous verrons la vallée où pointe l’édifice.
    Discernant sous l’azur la pointe de Galice,
    Je serai en retrait de mes filles et fils.

    Sans prononcer un mot nous unirons nos mains
    Si naturellement, sans même y penser,
    Quelques larmes cachées dans les yeux de chacun,
    Des frissons dans le dos d’être enfin arrivés.

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  • 26 novembre 2021 à 10 h 11 min
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    Nous nous réjouissons de nous retrouver ce soir et de partager poèmes et chansons sur le thème de « La route » . Valérie se prépare à nous accueillir à 18 H 30, au Bretagne.

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