
« poèmes en liberté » thème de l’apéro poétique du vendredi 30 juin – Les poèmes lus sont offerts en commentaires …

Le festival des cent marches à Morlaix, le 30 juin, 1er et 2 Juillet.




Performance poétique, Spectacle de Clotilde de Brito à l’Abbaye de St Jacut de la Mer. Samedi 29 juillet 2023

dans le cadre du sixième festival « La Houle des Mots » : performance de slam, Clotilde de Brito à la salle de l’Arbre, Abbaye de St Jacut de la Mer. Samedi 29 juillet à 21 h. La billetterie est en ligne le lien ci dessous…
tarif 15 euros adultes, 10 euros en dessous de 12 ans
Clotilde de Brito est née en 1981 à Brest. Passionnée depuis son plus jeune âge par la poésie, les contes, l’oralité, Clotilde découvre le théâtre à l’adolescence. Elle s’essaie à l’improvisation, écrit des nouvelles, des poèmes. Plus tard, lors de ses études à l’école vétérinaire de Nantes, elle participe à de nombreux spectacles collectifs, façon café-théâtre, pour lesquels elle écrit des sketches. En 2006, elle présente au festival de théâtre universitaire de Nantes sa première création dramatique, « La mémoire et l’oubli » qui explore un tout autre registre.
Vétérinaire en recherche scientifique au CNRS jusqu’en 2016, elle continue en parallèle à se former lors de stages de théâtre en Bretagne.
Elle découvre le slam en 2013. Une découverte formidable, un bouleversement : les scènes slam sont de magnifiques moments de parole partagée et de rencontres.
Elle gagne l’édition 2014 du Grand Slam National, remporte en 2015 le Championnat du monde de slam de poésie, et en 2016 le Tournoi de slam France-Québec.
Depuis 2016, elle se consacre à l’écriture et à la création de spectacles.
Elle intervient par ailleurs dans les établissements scolaires autour de l’écriture et de la mise en voix de textes. Elle anime également des ateliers auprès d’adultes (amateurs d’écriture, enseignants, bibliothécaires, personnes en situation de handicap ou de précarité).
Elle publie en 2017 un recueil en collaboration avec le photographe Quyên Ngo-Dinh-Phü, intitulé « Et si je partais… » (éditions Le coureur de grèves). En 2021 est sorti « Mal au vide et autres monologues de l’à-peu-près » (éditions Le fantôme des hortensias).
est poétesse-performeuse et comédienne. Elle compte à son actif plusieurs créations de spectacles et anime des ateliers d’écriture et mise en voix. Elle remporte en 2014 le Grand Slam National, et en 2015, le Championnat du monde de slam de poésie. Elle publie en 2017 un recueil avec le photographe Quyên Ngo-Dinh-Phü, « Et si je partais… » et en 2021, « Mal au vide et autres monologues de l’à-peu-près ».
Extrait de recueil « Là où s’envolent les poussières dorées de l’enfance » – Y. Le Meur-Rollet-2021
On sait que la mémoire
retouche sans vergogne
le passé qu’on protège
comme un riche butin.
Pour évoquer l’enfance, on parle de fontaines
de prunelliers en fleurs, de pontons vermoulus,
de cerisiers pillés, d’arcs et de sarbacanes,
de livres interdits, de secrets entrevus…
Oubliés les vaccins,
les toux, les engelures,
la poudre Marie-Rose
qui vient à bout des poux,
l’énurésie tenace,
les larmes retenues,
les talons écorchés
par des souliers trop courts ?
Ces souvenirs enfouis ne sont pas effacés,
mais ce ne sont pas ceux
que l’on veut retrouver.
Poème lu par Marie-Laure Dauly
Pour ne pas t’oublier
Tu ne poseras plus près du café qui fume
La frêle rose rouge cueillie sous la fenêtre,
Tu ne souriras plus à la course affolée d’une fourmi gourmande
Attirée par l’odeur sucrée des confitures,
Tu ne lanceras plus en ouvrant grand la porte
Qui s’accroche toujours aux franges du tapis :
« Descends vite…Viens voir ! Le muguet est fleuri ».
Tu ne m’aideras plus à étendre le linge
Et nous ne rirons plus, ensemble, tous les deux,
Quand le vent fou fera voler les nappes blanches
Au-dessus du vieux mur où la treille s’égare.
Tu es là-bas, dormant sous ta dalle bien lisse,
Et ces mots sur ma page te sauvent de l’oubli.
Poème d’Yvonne Le Meur-Rollet, lu par Joëlle Meilleray
Premier Amour
J’ai perdu son visage,
je ne dis plus son nom …
J’ai gratté son image
de la stèle du temps.
Mais il dort sous les sables,
pharaon inviolé,
masque d’or de la fable
en mal d’éternité …
Dans un cœur sarcophage
gît un amour premier,
prisonnier d’un mirage,
d’une vallée sacrée …
Michèle Pettazzoni

