Vendredi matin d’été…

Vendredi matin d’été,
Rue du châtelet,
Il faut ouvrir grand les fenêtres des maisons
Pour y laisser rentrer les senteurs enivrantes aux couleurs du monde.
Odeurs des mets de la Bretagne à la Chine
en passant par la Provence, l’Espagne, le Maroc, l’île Bourbon.
Galette saucisse,
olives en saumure,
poulets grillés,
Pizza, paëlla, couscous
Fruits de saisons,
Samoussa, rougaille, massalé
La rue du châtelet devient rue du monde,
Rue des saveurs, rue des senteurs.
Il est onze heures, il est midi
Les arômes fusionnent au soleil,
se répandent en brume odorante.
Les papilles flattées s’impatientent.

Jean-Pierre Billois, novembre 2017

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J’étais enfant…

J’étais enfant…
Pour avoir chipé quelques carrés de chocolat
A mon arrière grand-mère alitée depuis longtemps,
Je fus envoyé, en comparution immédiate,
devant le tribunal de l’Eglise
Où j’ avouais ma crapulerie.
Le juge religieux, souverain dans son confessionnal,
N’accorda aucune circonstance atténuante à mon délit,
condamna mon infamie,
exigea de moi de répéter devant Dieu
qui n’était même pas là
six fois l’acte de charité.
Depuis ce temps, j’ai définitivement renoncé au cacao
Et à l’Eglise aussi.

Jean-Pierre Billois, novembre 2017

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La gourmandise, thème du prochain apéro-poétique

Presqu’île en poésie vous invite au prochain  apéro-poétique

le 24 novembre 2017 au café ‘Chez Rosalie’/’Chez Virginie’

place Landouar, St-Jacut-de-la-mer à 18h30

Cet apéro-poétique aura pour thème

‘la gourmandise’

Venez nombreux

entendre,

dire

et

… déguster…

quelques bons vers

et, puisque le thème vous y invite, vous pouvez venir avec quelques gourmandises à partager.

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Tropiques Bretons

Tropiques Bretons

Casquette de travers, pipe vissée dans la gueule,
Le vieux mataf aux yeux délavés reste seul,
Accoudé au comptoir, son regard est rivé,
Sur la vitre sale aux rideaux de buée.

Bercé par l’ivresse de quelques verres de blanc,
Soûlé par les bateaux et leur dandinement,
Attiré par l’appel d’une corne de brume,
Le voila embarqué sur la route d’écume.

Souvenirs et regrets du passé s’égrainent,
Une mère qui pleure, le quai qui s’éloigne,
Une éternité de vagues, sommets mouvants,
Le clipper file derrière deux goélands.

A l’assaut des quarantièmes, les mâts craquent,
Les hommes maîtrisent les voiles qui claquent ;
Puis désoeuvrés aux tropiques encalminés.
Enfin apparaît la terre tant convoitée.

Ses pieds foulent les plages au sable fin.
Ses yeux fixent les couleurs des marchés lointains.
Ses mains caressent une doudou aux seins lourds.
Ses narines s’imprègnent des parfums du bourg.

Dans la nuit moustiquaire, il se réveille
Au son des lucioles, secoué par Mireille ;
Elle ferme le bar et le voici dans la rue,
Déçu du spectacle du port et de ses grues.

Pierre SIMONNET

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Pensée sur le thème de la paresse

Pourquoi un paresseux serait-il plus cossard qu’un koala qui se goinfre de feuilles d’eucalyptus à longueur de journée ?

Louise Montagne, octobre 2017

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HAÏKU sur le thème de la paresse

L’aï est dans l’arbre ,

Mange toute la journée.

Paresseux gavé.

Louise Montagne, octobre 2017

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